Le PDG de la CAGEX : adapter la législation au commerce international représente une mesure phare de promotion des exportations

Des premières tentatives d’exportations hors hydrocarbures, dont il rappelle qu’elles ont débuté dans les années 80, « avec l’idée de pénétrer les marchés à l’international », le PDG de la CAGEX considère qu’elles sont, jusqu’ici, restées « marginales ».

Pour sortir de cette situation, M. Djillali Takiret prône une stratégie de redéploiement, dont l’une des mesures phares devrait consister, selon lui, à remettre à niveau le dispositif juridique, afin de mieux organiser et accompagner ces dernières.

S’exprimant, mercredi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le PDG de la compagnie d’assurance et de garantie des exportations estime que ce dispositif demande à être amélioré pour répondre au plus près des désidératas du commerce international, d’autant, dit-il que des exportateurs ont été amenés à faire face à maintes difficultés faute de cette mise à niveau.

De la nécessaire adaptation de la législation et du règlement des changes au commerce international, celui-ci propose, par ailleurs, de mettre en valeur l’assurance-crédit afin, précise-t-il, que les exportateurs ne soient pas poursuivis en justice en cas de litige.

Rappelant qu’au cours des dernières années, deux assises consacrées à l’organisation des exportations avaient été organisées et que des résolutions y avaient été arrêtées, il observe qu’elles n’ont pas donné lieu à des résultats évidents, « jusqu’à aujourd’hui ».

De la stratégie « par filière » qu’il reste, d’après lui, à élaborer, il propose de la renforcer par un plan d’action « multiformes »,  à la réalisation duquel devraient être impliqués le secteur économique et les administrations d’accompagnement et de facilitation.

Quand on lui signale que cette stratégie va commenter à prendre forme, à partir de juin prochain, le PDG de la CAGEX fait part de ses regrets de constater, qu’en dépit de son expertise dans le domaine ainsi que de ses  « 20 années d’accompagnement des exportations », on n’ait pas jugé utile d’associer son organisme à l’élaboration de cette dernière.

Notant, d’autre part, la faiblesse du nombre des exportateurs potentiels (700 répertoriés durant 2017), l’intervenant estime judicieux d’améliorer à leur intention les infrastructures de conditionnement et de calibrage et, également, de promouvoir les services de financement d’accompagnement des exportations, notamment pour ce qui concerne le transport de leurs marchandises par divers moyens.

 

 

radioalgerienne

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