Monde 

Russie: Vladimir Poutine réinvesti maître du Kremlin ce lundi

PRESIDENCE Vladimir Poutine restera à la tête de la Russie jusqu’en 2024, année durant laquelle il fêtera ses 72 ans.

Après avoir déjà été aux commandes du pays depuis dix-huit ans en tant que chef d’Etat ou de gouvernement, Vladimir Poutine va être réinvesti, ce lundi, à la présidence de la Russie pour un quatrième mandat. Après la cérémonie d’investiture solennelle au Grand Palais du Kremlin, Vladimir Poutine restera à la tête de la Russie jusqu’en 2024, année durant laquelle il fêtera ses 72 ans.

 

Interrogé le soir de sa réélection sur l’éventualité d’une candidature après la fin de ce mandat, le quatrième au total, il a répondu: «Vous devez plaisanter! Qu’est-ce je dois faire? Rester ici jusqu’à mes 100 ans? Non». Sauf réforme constitutionnelle, Vladimir Poutine ne pourra pas être à nouveau candidat en 2024, la Constitution russe interdisant de briguer plus de deux mandats consécutifs.

«Son départ sera beau et inattendu pour tout le monde »

Selon des experts, le président russe pourrait mettre à profit les six prochaines années pour préparer un successeur. Mais pour l’instant, l’homme fort de la Russie s’est gardé de donner la moindre indication sur la personne qu’il pourrait envisager. «Il est fatigué et il comprend qu’il faut partir au sommet de sa forme, assure l’analyste Dmitri Orechkine. Son départ sera beau et inattendu pour tout le monde. »

Pour rappel, réélu en mars avec 76,7% des voix, soit le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine s’est imposé plus que jamais comme l’homme fort d’une Russie qu’il a replacée au premier rang sur la scène internationale, au prix de tensions croissantes avec les Occidentaux.

Arrivé très loin devant ses adversaires avec une participation supérieure à la présidentielle de 2012, le maître du Kremlin a remercié les Russes, le soir de sa réélection, et a confié voir dans cette large victoire «la confiance et l’espoir de notre peuple». L’opposition et des ONG russes ont fait état de milliers d’irrégularités, parmi lesquelles du bourrage d’urnes et des électeurs emmenés par autocars entiers sous la pression de leur employeur.

Plus de 1.500 arrestations, parmi lesquelles celle d’Alexeï Navalny

La cérémonie d’investiture de Vladimir Poutine a ainsi été précédée ce samedi par une série de manifestations anti-Poutine organisées dans toute la Russie à l’appel du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny. Ces rassemblements, interdits par les autorités, ont souvent été dispersés par la force et ont débouché sur plus de 1.500 arrestations, parmi lesquelles celle d’Alexeï Navalny, relâché peu après.

Après l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014, saluée par la majorité des Russes et qui a fait s’envoler la cote de popularité de Vladimir Poutine, déjà élevée, la tâche du président russe «est désormais de ne pas rattacher de nouvelles terres à la Russie, mais de faire en sorte que le monde entier prenne en compte les intérêts russes et accepte ces conquêtes», explique encore Dmitri Orechkine.

Articles relatifs

RSS
Facebook
Google+
Twitter
LinkedIn