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L’UFC-Que Choisir porte plainte contre deux géants du transfert d’argent pour «pratiques commerciales trompeuses»

COMMISSIONS Le marché, dominé par deux géants du transfert d’argent, a représenté 41 milliards d’euros en France en 2017…

L’association UFC-Que Choisir dénonce ce mardi les commissions appliquées par les entreprises de transfert d’argent à l’international. Pour les seuls transferts entre particuliers depuis la France, ces sociétés ont prélevé 680 millions d’euros en 2017, selon l’étude révélée par l’association de consommateurs, qui a décidé de porter plainte.

Le marché est « dominé par les sociétés de transferts d’argent telles que Western Union et MoneyGram » qui facturent « des tarifs bien supérieurs au prix moyen pratiqué par leurs principaux concurrents », principalement les banques, constate l’association. L’étude pointe notamment du doigt la Banque Postale, accusée de pratiquer « des tarifs exorbitants », dans le cadre « de son partenariat avec Western Union ». L’association estime aussi que certaines sociétés de transfert d’argent appliquent « des frais de change cachés », dont le montant atteindrait « plus de 110 millions d’euros » et parfois « jusqu’à 42 % du coût total de la transaction ».

La Banque Postale épinglée

Selon la Banque mondiale citée par l’UFC, le transfert depuis la France vers l’étranger d’une somme de 170 euros coûte en moyenne 6,9 % du montant via le canal bancaire et 7,3 % via une société de transferts d’argent classique. L’étude reprend l’exemple de la Banque Postale et révèle un chiffre de 12,4 % du montant envoyé.

L’association annonce porte plainte contre ces deux acteurs, Western Union et MoneyGram, pour « pratiques commerciales trompeuses ». Le montant des commissions met en exergue, selon l’association, « de graves dysfonctionnements de marchés qui portent préjudice aux consommateurs ». Sur 540 milliards d’euros transférés entre particuliers à travers le monde en 2017, 41 concernaient la France. Au sein de cette somme, 19 milliards ont été transférés depuis la France vers des pays étrangers et 52 % de ce volume était à destination de pays dont la monnaie n’est pas l’euro (10,2 milliards d’euros).

L’association appelle à plus de « transparence sur les conditions tarifaires » pour permettre aux consommateurs « de réaliser les bons choix ».

20minutes

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