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Rejet massif de la solution Bensalah

C’est le 8ème vendredi de la contestation populaire, toujours aussi importante malgré le mauvais temps. Malgré les barrages filtrants mis en place par la gendarmerie nationale à la sortie des chefs lieux des wilayas avoisinantes de la capitale pour empêcher les citoyens de ces territoires d’aller vers Alger pour grossir les rangs des manifestants, les Algérois sont sortie en nombre pour dire un non sans équivoque à la solution Bensalah.

Tous ces vendredis qui se sont succédés depuis le 22 février dernier, jour un de la contestation citoyenne qui avait commencé par dire non à un cinquième mandat de Bouteflika, les vendredis qui passent ne se ressemblent pas. Chacun d’eux arborait un message nouveau. Lorsque le président déchu avait déclaré ne pas briguer un cinquième mandat mais qu’il prolongeait son quatrième , le mouvement citoyen lui répondit par un non catégorique ,amenant le chef d’état-major de l’armée à se distancer de ce président devenu encombrant en demandant au conseil constitutionnel d’appliquer le fameux article 102 . Une demande restée lettre morte car cette instance n’en tint pas compte car le cercle présidentiel préparait autre chose et ce quelque chose c’était d’abord la démission avant le 28 avril de la démission du président de la République puis moins d’une semaine après une telle annonce la démission de ce dernier en direct à la télé.

Le vendredi suivant cette démission , le 7 avril dernier , les manifestants par millions se sont exprimés dans les 48 wilayas demandant le départ immédiat et sans condition du trio appelé « 3B » le mardi suivant de cette semaine qui s’achève le pouvoir a donné sa réponse en officialisant la succession de Bouteflika par un de ses très proches fidèles , Abdelkader Bensalah , dans une cérémonie officielle et retransmise en direct au journal de 20 heures de toutes les chaines télé a déclaré péremptoirement du haut de son perchoir qu’il acceptait ce « sacrifice » d’être le chef d’Etat intérimaire pour une période de 90 jours.

Le lendemain les étudiants étaient dans la rue et eurent alors affaire pour la première fois à la répression des forces de l’ordre malgré le caractère pacifique de la manifestation. Le surlendemain ce même Brensalah signait le décret convoquant le corps électoral pour le 4 juillet prochain comme si toutes ces manifestations ne représentaient rien pour lui. Hier le peuple à travers toutes ses composantes a exigé son départ et celui des deux autres B. Entre temps le chef d’état-major de l’armée qui avait pourtant fait l’éloge du mouvement citoyen a fait un pas en arrière en décidant de s’en tenir à ce qui est prévu par la constitution. En clair, sans le dire ouvertement il soutenait Bensalah et la solution que celui-ci préconisait.

C’est désormais une guerre d’usure entre les tenants d’un système détesté par les Algériens et le peuple souverain à travers un mouvement qui s’est enraciné dans la conscience de la nation et qui est en train de s’organiser pacifiquement pour imposer sa solution ,la sienne et non celle de ce trio qui s’appuie sur l’institution la plus solide du pays , l’armée, sauf que celle-ci à travers son chef continue de tergiverser mais il semble qu’il y aura une suite à donner . On saura de quelle nature celle-ci prendra la semaine à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

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