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On parle déjà de l’exemple soudanais

Omar el Bachir, ce général qui a renversé Djaffar El Némeiri, pour prendre sa place et devenir à son tour un dictateur sanguinaire depuis qu’il est au pouvoir depuis 1989  a été renversé, par qui ? Pa un conseil militaire. Retour donc à la case départ et sans doute un remplacement de ce despote par un autre dictateur. En Algérie une tentation de ce type n’est pas à écarter mais l’Algérie n’est pas le Soudan, loin de là !

La nomination d’Abdelkader Bensalah à la tête de l’Etat pour une période n’excédant pas trois mois est massivement rejetée par le peuple. Il ne veut pas de ce personnage qui a fait son parcours politique uniquement au service de Bouteflika, une servilité outrageante qui dégoute tout le monde, y compris ceux qui soutenaient l’ancien président. Pourtant le chef d’état-major de notre armée nationale soutient cette nomination, lui qui, quelques jours avant cette consécration, faisait siennes les revendications du mouvement citoyen en rappelant que l’armée est avec le peuple.

Une contradiction dans les propos de ce général qui a su rétablir une aura qu’il n’avait pas lorsqu’il soutenait mordicus un cinquième mandat du président déchu. Ce virage à 180° est  mal perçu par le peuple qui commence à douter des bonnes intentions du vice ministre de la défense. Ce dernier va-t-il  se raviser et laisser enfin le mouvement citoyen mener sa révolution pacifique jusqu’à son terme ? Où s’obstinera t-il à rester dans sa position, la dernière où il demande au mouvement citoyen de cesser son combat pour une Algérie libre et démocratique en favorisant le retour sous une forme déguisée des caciques du système politique qui a mis l’Algérie à genoux, lui ôtant toute crédibilité aussi bien à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur de celles-ci.

  • Tout dépendra des jours et des semaines à venir car ceux-ci seront déterminants pour l’avenir du pays. L’ANP n’est pas garante de la constitution comme le souligne à tort le chef d’état-major de l’armée. Aucun article de la loi fondamentale ne le dit ni en fait la moindre allusion. Alors se référer à quelque chose qui n’existe pas n’a aucun sens. L’ANP est certes l’héritière de l’ALN mais uniquement dans la sauvegarde de l’unité nationale et de l’intangibilité des frontières du pays. Il ne faut surtout pas oublier le rôle qu’elle avait joué entre 1965 à 1989 où elle tenait les rennes du pouvoir. Cette époque est révolue à jamais même si les tentations sont restées vivaces d’un éventuel retour aux commandes.
  • Officiellement l’Algérie est un Etat de droit et à ce titre son armée ne doit en aucun cas s’immiscer dans les affaires civiles et à fortiori politiques. Ceci doit interpeller ceux qui la dirigent. Ils ne doivent pas dépasser le lien qu’ils ont avec le peuple détenteur exclusif de la souveraineté de ce pays. Ils doivent être à son service exclusif et respecter ses choix, non les lui imposer. Alors répéter inlassablement que cette armée est au service de la constitution est une déviation et toute déviation est à corriger. Mais par quoi ? Par les articles 2 et 7 de cette même constitution qui proclame sans ambigüité que la souveraineté en Algérie c’est le peuple qui la détient et nul autre, ni les généraux ni les tenants d’une politique nourrissant l’ambition de détourner cette souveraineté à leur profit exclusif comme cela a été fait durant ces vingt dernières années. Le peuple aujourd’hui réclame le départ des 3B ; Qu’on ne l’empêche pas d’y arriver. C’est la meilleure des solutions, la seule, en vérité.

 

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