Actualités Economie 

ECONOMIE : C’EST L’MPASSE

La situation économique du pays est dans un état de stagnation. Voila un pays qui compte plus de 40 millions d’habitants dont  presque la moitié de sa population ne dépasse pas l’age de 25 ans  qui ne vit que d’une seule ressource , celle des hydrocarbures et cela dure depuis des décennies alors que d’autres potentialités qui existent ont été totalement négligées par des pouvoirs qui ne s’intéressaient qu’à se maintenir en distribuant des miettes de la rente pétrolière au peuple , gardant pour eux une part substantielle.

 Ces pouvoirs qui ont gouverné l’Algérie à l’exception de celui de Boumediene qui avait des ambitions pour son pays se sont fourvoyés dans la compromission et la distribution des dividendes provenant essentiellement de la rente pétrolière et gazière à une nomenklatura issue d’un parti unique qui dirigeait le pays. Une nomenklatura qui s’embourgeoisait en s’enrichissant outrageusement sur le dos du peuple qui se contentait de ce que celle-ci voulait lui donnait, présentant cette « aumône » comme un acquis social. Pendant des années et au gré des prix du pétrole et du gaz qui montaient et baissaient le pays qui s’est fortement industrialisé sous la présidence de Houari Boumediene se contentait seulement de maintenir les centaines d’usinés clés en mains montées par des étrangers en perfusant continuellement leurs trésoreries internes avec de l’argent provenant d’une partie de la rente d’hydrocarbures.

Avec l’arrivée de Bouteflika au pouvoir tout le monde croyait qu’il allait proposer quelque chose de nouveau qui le différencierait de ses prédécesseurs .C’était vrai mais pas dans le sens que tout le monde espérait. En fait il s’empressa de faire le ménage au sein de l’ancienne classe politique pour remplacer celle-ci par une autre qui lui était totalement acquise. Les anciens bourgeois issus de l’ex parti unique ont cédé la place à des hommes d’affaires jeunes et ambitieux triés sur le volet et jouissant de la confiance du président qui constitua une cour. Cette oligarchie qui disposait de relais puissants au sein du système politique instauré par Bouteflika s’accapara alors des leviers de l’économie nationale et agit à sa guise et selon son bon vouloir. Le seul objectif que cette classe d’affaires s’est assignée est le profit. Il n’y a jamais eu de la part de ces oligarques une considération patriotique allant dans le sens de l’édification d’une économie qui ferait de l’Algérie un pays de croissance économique, dynamique et ayant l’ambition de devenir une puissance économique à l’échelle du continent africain. En fait l’Algérie fonctionnait à deux vitesses.

La première était actionnée par un secteur public omniprésent mais pratiquement à l’arrêt, faute d’investissements pour relancer la productivité nécessaire à sa croissance et un secteur privé naissant composé de PME et de TPE et de holdings détenues par des familles oligarques. Les réformes annoncées au temps de l’ex président encore au pouvoir ne devaient que profiter à ces nouveaux barons de l’économie. Depuis le 22 février tous les calculs faits en coulisse par le pouvoir monarchique de l’ex président sont caducs. Il faut donc reprendre les choses à zéro mais cette fois –ci  ce ne sera plus l’affaire de cercles restreints mais celle de tout un peuple , décidé cette fois –ci et plus que jamais à avoir le dernier mot dans tout ce qui concerne son avenir qui ne sera concrétisé que dans une économie de croissance basée sur la compétitivité , la production, le mérite et la redistribution des richesses nationales . Des réformes, les vraies, ne verront le jour que lorsque le système politique qui a gouverné le pays durant un temps considérable cèdera sa place à un autre plus inventif et plus généreux car associatif et transparent.              

 

Articles relatifs

RSS
Facebook
Google+
Twitter
LinkedIn