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La société civile s’implique

Il est annoncé pour le 15 juin prochain  une conférence nationale organisée par la société civile. Celle-ci  réunira les associations, les syndicats autonomes, les corporations de métiers et les ligues de défense des droits de l’homme. L’objectif assigné à cette conférence est la sortie de crise politique et institutionnelle dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays.

Les invitations ont d’ores et déjà été lancées et les réponses à l’adhésion d’une telle démarche sont nombreuses et surtout positives. Le lieu de la réunion n’a pas encore été divulgué. On ignore si le ministère de l’intérieur du gouvernement Bedoui délivrera l’autorisation nécessaire pour la tenue de cette grande réunion. Tout indique qu’il refusera et cela démontrera à l’opinion publique que le pouvoir n’a pas l’intention de dialoguer ou de trouver le moindre compromis et qu’il se tiendra à la feuille de route tracée par Bensalah et le chef d’état-major de l’armée. Cette recherche d’un compromis est aujourd’hui devenue un impératif or le pouvoir veut décider seul mais toute ses tentatives ont été vouées à l’échec.

S’il continue sur cette voie là il ne fera que retarder l’issue heureuse d’une crise qui cause aujourd’hui énormément de dégâts à l’économie réelle du pays . Le pays est aujourd’hui à genoux même s’il n’est pas encore K0 grâce à la bonne volonté des fonctionnaires de l’Etat et à la détermination des travailleurs qui font la prouesse de faire fonctionner tous les secteurs d’activités malgré toutes les difficultés dont ils doivent quotidiennement faire face. Les clignotants sont au rouge et les finances publiques s’ils résistent encore ne le pourront plus dans six mois si une solution à une sortie de crise consensuelle ne voit pas le jour d’ici là. Le pétrole sur lequel se base le gouvernement pour gérer ce qu’il y a à gérer est aujourd’hui en baisse.

Le cours du baril a perdu 8 dollars en l’espace de trois mois. Il se situe actuellement à 60 dollars et tout laisse à penser qu’il dégringolera encore jusqu’à atteindre les 55 dollars. Or le trésor public a besoin de plus en plus de se renflouer pour combler un déficit commercial devenu problématique pour la bonne continuité de l’économie nationale, encore très largement dépendante des importations pour satisfaire la consommation interne qui ne cesse d’augmenter. Sans parler du déficit du PIB qui ne cesse de s’élargir à cause de l’énorme dette publique contractée par le gouvernement Ouyahia et que Bedoui ne peut faire face car lui aussi continue à s’endetter pour maintenir la stabilité sociale sans aucune contrepartie hormis celle de faire actionner à plein régime la planche à billets. La situation est grave et ce pouvoir aux abois ne veut pas lâcher le morceau.

 

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