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Haddad et la famille Takhout en prison :

21000 travailleurs non payés et risquent de perdre leurs emplois  c’est une tragédie sociale qui est en train d’avoir lieu actuellement. 21000 travailleurs des entreprises appartenant à ceux que l’on considère comme des oligarques à savoir, Ali Haddad et toute la famille Takhout, réclament aujourd’hui le versement de leurs paies. Ils n’ont perçu aucun salaire depuis que la justice les poursuit et cela fait lus de trois mois que cela dure.

 Maitre Bourayou l’avocat défendeur de la famille Takhout ne cache pas sa consternation et reproche au parquet du tribunal de Sidi M’Hamed sa décision d’incarcérer tous les membres d’une famille, n’épargnant aucun d’eux. Selon cet avocat qui reste pessimiste en ce qui concerne les suites de cette affaire ce sont finalement les 14000 employés du groupe industriel dirigé par les Takhout qui sont les plus à plaindre car qui, selon Me Bourayou signera l’ordre de virement de la paie des personnels travaillant au sein de ce groupe. Le défendeur ajoute que le juge d’instruction ayant mis sous mandat de dépôt toute la famille aurait pu au moins mettre sous contrôle judiciaire, l’un d’entre eux, du moins celui qui est habilité à signer tous les documents officiels de ce groupe. Cette précipitation de l’appareil judiciaire n’augure rien de bon selon cet avocat.

Il fait part de sa crainte , motivée selon lui , de voir la justice céder à la pression de la rue et de celui qui a déclenché cette « opération mains propres » . Selon le défendeur toute procédure menant à une inculpation doit avant tout et surtout se baser sur la présomption d’innocence des prévenus. Dans le cas actuel ce principe majeur du droit est bafoué. Le parquet de Sidi M’Hamed s’est déjà fait une idée sur toutes ces affaires en cours et il est suivi par le juge d’instruction. Est-ce là l’indépendance de la justice réclamée par les magistrats eux-mêmes et la rue ou est –ce une chasse aux sorcières dans le but de jeter en pâture ceux dont le système s’est servi d’eux et qu’il veut aujourd’hui s’en débarrasser pour rester en place ?

Ce qui se passe aujourd’hui dans le pays ressemble à une gigantesque fuite en avant. On veut sauver les quelques meubles qui restent pour sauver un système qui a donné la preuve irréfutable de son incapacité à gouverner le pays. Sur le plan économique ces arrestations en série de personnes ayant certes amassé des fortunes grâce à la « générosité «  de Bouteflika » et de la large majorité parlementaire qui le soutenait enfoncent encore le pays dans le marasme. Le groupe d’entreprises dirigé par Ali Haddad doit à l’Etat des milliards de dinars que celui-ci a gelé. 7000 travailleurs employés par l’ETHB  n’ont pas reçu leurs salaires depuis des mois et tous les chantiers de construction sont à l’arrêt. Par ailleurs les banques publiques mises à l’époque à contribution pour financer les projets de Haddad, réclament aujourd’hui le remboursement de ces crédits avec les intérêts ajoutés.

Voila la situation qui se présente aujourd’hui au gouvernement Bedoui qui a les mains liées et qui ne peut rien faire. L’autre capitaine d’industrie dont la fortune qu’il a amassée n’a aucune similitude avec celles de Haddad, Kouineff et Takhout et qui est également emprisonné mais dont le groupe industriel CEVITAL dont il est propriétaire tient le coup car ce monsieur, contrairement aux autres que nous venons de citer travaille à l’occidentale et ne mélange pas les affaires familiales avec celles du groupe qu’il dirige en Algérie et à l’étranger. Les milliers d’employés du groupe de Rebrab ,car c’est de lui dont il est question, sont régulièrement payés et les usines et unités industrielles travaillent comme si rien n’était et restent compétitives, raison de plus pour inciter la justice à ne pas faire dans les amalgames en incriminant un homme comme Issad Rebrab de crimes économiques qu’il n’a pas commis . Il ne faut pas pour les besoins d’une cause qui reste obscure faire plaisir à quelque influence tout simplement pour bénéficier de sa grâce, une grâce qu’elle perdra tôt ou tard et plutôt tot que tard.

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