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Karim Djoudi et Amar Tou dans le collimateur de la justice

C’est au tour de Karim Djoudi ex ministre des finances de 2007 à 2014 d’être entendu par les magistrats de la cour suprême et probablement  inculpé et incarcéré. Deux autres ministres, Amar Tou et Amar Ghoul  attendront leur tour dès la levée de leur immunité parlementaire, qui ne saurait tarder selon des sources sures. . Ils rejoindront, eux aussi la prison d’El Harrach, grossissant ainsi le cortège de personnalités du système incarcérées et ce n’est sans doute pas fini.     

Au cours du précédent week-end la cour suprême n’a pas chômé. Après Ouyahia , Sellal  et Benyounes, Ce sera très bientôt le tour, après la levée parlementaire  qui les protègent  de Amar Tou  militant du FLN  , plus connu en tant que ministre, qui a changé de département comme on change de chemise et qui a lors de ses passages dans plusieurs gouvernements fait des frasques et ruiné les finances publiques et d’AMAR Ghoul lui aussi ministre à plusieurs reprises et en même temps chef de parti , le TAJ qui faisait partie de l’Alliance présidentielle et dont le nom a souvent été cité dans l’affaire de l’autoroute est-ouest qui n’a jamais été élucidée.  .

Des sommes colossales d’argent public se sont envolées sans aucune justification. La justice était au courant de ce qui se passait à l’époque mais elle était totalement liée car elle était au service de cet Etat qui nommait les magistrats qu’il voulait tout en les mettant en garde de sortir du chemin tracé au plus haut sommet de l’Etat. A présent qu’elle est libérée de ses entraves et qu’elle retrouve enfin ses prérogatives elle actionne en toute quiétude et sérénité le dispositif pénal et elle le fait sans perdre de temps.

Il semble, en tout cas c’est l’impression ressentie par l’opinion publique, que toutes les personnes ayant exercé des fonctions ministérielles ou dirigé des administrations centrales et territoriales passeront à la trappe.

Les mois qui vont suivre vont réserver bien des surprises et si la justice fait bien son travail sans subir de pression comme cela a été promis par le général Gaid Salah qui est devenu le garant de la stabilité du pays ,dans l’attente de nouvelles institutions élues , il n’ y aura aucune raison d’épargner quelques planqués de l’ancien système .

On pense notamment à Tayeb Louh, l’ex ministre de la justice qui avait été pourtant cité comme témoin à charge au début de cette opération mais propres et qui mystérieusement ne fait plus parler de lui. On pense aussi à l’actuel premier ministre. La justice ira-t-elle aussi loin ? Si c’est le cas eh bien bravo ! Car elle aura prouvé sa bonne foi  et surtout son impartialité. Le peuple croira enfin que l’Algérie est sur la bonne voie, du moins en ce qui concerne le pouvoir judiciaire, l’une des trois composantes clé d’un Etat de droit consacrant la séparation des pouvoirs.

 

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