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Conférence nationale : La balle est dans le camp du pouvoir

A présent que les lignes commencent à bouger suite au dernier discours de Bensalah qui dégageait une certaine souplesse et que l’opposition politique , la société civile et certains représentants du mouvement citoyen ont fait un premier pas en se réunissant pour débattre et trouver un consensus pour aller à cette conférence , il reste un verrou , celui du chef de l’institution militaire qui est en fait le vrai pouvoir.

 Bensalah n’est qu’un paravent. Il ne prend aucune décision. Il attend toujours un signe du pouvoir réel et tout le monde sait qui le détient. Sans doute qu’il y aura encore un discours du vice ministre de la défense où il distillera quelques conseils doublées de mises en garde comme il l’a toujours fait. Sauf que cette fois-ci son appel au dialogue semble avoir été entendu mais soumis à certaines conditions. L’une d’entre elles est intransigeante c’est niet à la participation des partis politiques ayant soutenu à fond le cinquième mandat pour Bouteflika. C’est Gaid Salah et nul autre que lui qui donnera le signal vert s’il adhère à cette condition qui est, du reste attendue par l’ensemble des citoyens qui ne cessent de crier chaque vendredi « FLN dégage » car c’est cette formation politique que le peuple exècre désormais et dont il ne veut plus entendre parler.

Les autres partis de l’ex alliance présidentielles sont aujourd’hui totalement décomposés et n’existent que sur le papier. Par contre le FLN est toujours là et il ne cesse de comploter pour se maintenir sur la scène politique pour  se présenter comme une force de proposition. Si Gaid Salah ne dit mot sur la présence de ce parti au niveau de la conférence nationale inclusive cela veut dire que quelque part il adhère à l’idée que le FLN assiste aux débats. Or aucune partie appelée à y participer ne sera présente le jour J si l’ex parti unique, responsable de tous les malheurs connus par l’Algérie durant vingt ans et même auparavant est là.

Ce sera alors un fiasco annoncé d’avance et cette conférence ne se tiendra surement pas jusqu’à ce que le chef de l’institution militaire finisse par comprendre et de manière définitive que le FLN est devenu persona non grata. Donc la balle est à présent au niveau du pouvoir réel et non fictif. En fin de compte le vice ministre de la défense se trouve aujourd’hui le dos au mur. Il n’a plus le choix : Ou bien il tend la main à tous les protagonistes qui sont en train de trouver un consensus pour sortir le pays de cette situation et dans tel cas on pourra enfin dire que l’on entrevoit le bout du tunnel jusqu’ici assombri par tant d’intransigeance vaine et inutile ou alors tout l’échiquier construit difficilement ces dernières semaines fera tomber un à un les pions et il n’ y aura en définitive ni Echec ni Mat.

 

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