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Pas de dialogue sans libération des détenus d’opinion

Les personnalités nationales consultées, la société civile ou le mouvement citoyen sont unanimes pour dire qu’il ne saurait y avoir aucun dialogue possible sans mesures d’apaisement et celles-ci concerne la libération de tous les détenus d’opinion et celle du champ médiatique soumis au diktat du pouvoir.

Même Karim Younes qui s’est dit prêt à répondre favorablement à une invitation du pouvoir pour faire partie des personnalités ayant en charge de diriger les débats a émis cette condition lui qui est pourtant considéré comme un modéré et qui de plus avait occupé le troisième rang à l’échelle du sommet du pouvoir, puisqu’il était président de l’APN. A l’exception des islamistes qui sont toujours prêts à manger à tous les râteliers, aucune des forces qui comptent ne veut aller tête baisser à ce dialogue si ces conditions ne sont pas agréées. Le Hirak est quant à lui catégorique Rien ne changera si ceux qui dirigent encore le pays ne comprennent pas que tout dialogue doit avoir certains préalables et parmi ceux qui ne sont pas négociables sont 1) la libération de tous les détenus ayant exprimé des revendications jugées légitimes par l’écrasante majorité de l’opinion publique .2) la fin de tout harcèlement policier au cours des manifestations populaires et la libération des médias de tout chantage les prenant en otage en leur interdisant notamment de ne pas diffuser les images des rassemblements populaires qui ont lieu caque vendredi .

La balle est aujourd’hui dans le camp du pouvoir et il sera difficile pour lui de ne pas répondre favorablement à ces revendications tout à fait légitimes et raisonnables. S’il continue d’ignorer, comme il l’a fait jusqu’à présent, ces doléances, il est très probable et pratiquement certain qu’aucune des personnalités contactées par Bensalah ou par le forum  du changement n’acceptera l’idée de siéger dans une conférence où les principaux concernés, en un mot les vrais acteurs avec lesquels elle pourra discuter n’assisteraient pas. Tout se jouera donc les jours prochains. La partie la plus difficile commencera ou finira, c’est selon, dans les jours qui vont suivre ou elle continuera à faire dans les prolongations dont on n’entrevoit toujours pas la fin.

 

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