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L’élection présidentielle aura lieu au début de l’année nouvelle

Si on tient pour acquis ce que vient de dire à la presse le coordinateur du panel de concertation l’élection d’un nouveau président de la république se fera non pas cette année mais au tout début de l’année prochaine. Selon l’agenda de l’instance de dialogue dirigée par Karim Younes la conférence nationale qui sera l’étape finale du dialogue entrepris actuellement se tiendra avant la fin de l’année. Or il sera impossible de tenir une élection présidentielle en l’espace de quinze jours ou d’un mois. Cela exige un minimum de deux et cela débouchera automatiquement en 2020.

Les choses ont l’air de se préciser et on commence à voir un peu plus clair. Oui l’Algérie aura un nouveau président de la république aux pouvoirs limités par une charte dont il signera le contenu en s’engagent à respecter à la lettre tous les articles y contenus. Néanmoins avant que cela ne se fasse deux étapes obligatoires doivent être avoir lieu. La première concerne la constitution d’une commission exclusive chargée de mettre noir sur blanc les conditions de l’élection du nouveau président. Une commission non partisane et non liée de manière directe ou indirecte à une organisation ayant eu partie liée avec le pouvoir ancien. L’indépendance de cette instance doit être entière et sans aucune zone d’ombre. Sa composition ne sera pas aisée car certains caciques du FLN et du RND risquent de s’infiltrer.

Le panel de concertation doit veiller scrupuleusement sur le choix des personnalités qui composeront ladite commission. La seconde étape concerne le dispositif qui sera mis en place pour que cette élection ne soit pas entachée de fraude. On fera sans doute appel à la société civile et à certaines corporations de métiers n’ayant aucune attache avec l’administration publique. Ce seront les troupes des organisations retenues qui veilleront à ce que l’élection se tienne dans des conditions de transparence irréprochables. La troisième étape concernera les opérations de dépouillement. Celles-ci doivent échapper à tout contrôle du gouvernement et doivent se tenir dans un lieu public auquel assistera un public citoyen. Si de telles conditions sont réunies car c’est le Hirak qui l’exige, les Algériens iront voter pour élire leur nouveau président de la république. Mais attention il faut rester prudent car on n’assistera sans doute pas à une présence massive des citoyens dans les bureaux de vote le jour de cette élection. Le taux de participation restera faible mais acceptable car beaucoup d’Algériens veulent que cette crise qui perdure prenne fin et ils ont raison car le jour d’après sera laborieux pour mettre fin au plus vite à toutes les incertitudes qui pèsent aujourd’hui sur le pays.

 

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