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ECONOMIE : QUAND LE BATIMENT NE VA PAS , RIEN NE VA

Selon le président de la fédération des entreprises du bâtiment, 60% des entreprises de construction et de promotion immobilière ont mis la clé sous le paillasson. Cette cessation d’activités d’un secteur névralgique, indicateur de croissance et grand pourvoyeur d’emplois démontre, preuves à l’appui, l’état désastreux dans lequel se trouve aujourd’hui l’économie nationale.

Chaque jour qui passe il y a un chantier à l’arrêt. Le bâtiment en Algérie traverse la plus grande crise depuis ces vingt dernières années. . Les patrons d’entreprises à l’arrêt licencient leurs personnels à tour de bras. Nous ne parlons pas de ceux qui sont actuellement emprisonnés et dont le sort n’est toujours pas scellé. Ces derniers  à l’instar d’Ali Haddad ont laissé sur le carreau 18000 travailleurs qui sont actuellement suspendus attendant les mesures que doivent prendre les administrateurs  nommés par le gouvernement, chargés de la tutelle des entreprises de ceux qu’on appelait les oligarques. Le plus grave cependant c’est que c’est tout le secteur de la construction, à commencer par  les travaux publics, l’hydraulique, la construction immobilière incluant  de nombreux promoteurs qui s’étaient engagés dans des projets importants qui exigeaient un financement continu pour leurs réalisations  qui ont stoppé net. Depuis les évènements survenus après le 22 février toutes ces projections du futur furent soudainement immobilisées. Il y a aussi cette crise financière maintenue sciemment sous silence sous la présidence de Bouteflika mais qui a  été dévoilée depuis mais partiellement par le gouvernement Bedoui.

Les caisses de l’Etat sont quasiment vides car la fiscalité pétrolière ne rapporte plus autant d’argent (nous parlons de dollars) comme dans le passé où on se souvient parfaitement 1000 milliards de dollars avaient été dépensés dans des projets infrastructurels et la construction de 2 millions de logements promotionnels et autant de logements sociaux. Actuellement le ministère de l’habitat peine à achever les réalisations déjà engagées. Le problème qui a poussé les entreprises du bâtiment à cesser leurs activités concerne leur paiement et l’alimentation financière de leurs trésoreries. L’Etat par le biais des collectivités locales n’arrive plus à payer ces entreprises dont les employés réclament leurs salaires et ils n’arrivent  plus à  acheter les matériaux de construction pour finir les travaux engagés .Il s’agit d’une situation catastrophique dont l’Etat n’y peut rien pour y remédier. Il ne peut pas utiliser la planche à billets réservée exclusivement aux rémunérations des 5 millions de fonctionnaires toutes tendances confondues et des 3 millions de retraités dont le chiffre va quelque peu augmenter en 2020. Il y a fort à craindre que cet immobilisme financier continuera encore un bout de temps car tant que des réformes radicales concernant l’économie nationale ne seront pas lancées et que la lisibilité de quel type d’économie qu’il faut pour le pays n’est pas rendue publique et comprise à tous les niveaux, à commencer par la société qui attend le miracle mais qui ne se fera que si ces réformes ne sont pas adoptées et admises par tous. Les choses seront claires au cours de la nouvelle année sous réserve d’une situation politique apaisée mais pour que cela soit le cas un compromis entre les forces sociales et le sommet de l’Etat doit être fait car si ce n’est pas le cas la situation économique du pays ira de plus belle dans la dégradation.

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