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Presidentielle : Les Positions Restent Les Memes

Deux mois nous séparent de l’élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain et on peut dire que les positions restent inchangées. Il y a d’un coté ceux qui veulent élire au plus vite un président de la république et il y a ceux qui expriment leur désaccord en demandant plus de temps et plus de clarification.

Ceux qui veulent en finir sont connus. Il s’agit des partis de l’ex alliance présidentielle appuyés par trois personnalités politiques connus par  les Algériens, s’agissant d’Ali Benflis, de Tebboune et de Belaid. Ceux qui sont pour cette élection mais pas dans les conditions actuelles exigent plus de temps et des mesures d’apaisement pour tous ceux qui sont actuellement emprisonnés pour avoir manifesté contre le système encore en vigueur. Il s’agit des deux grands partis islamistes classés dans l’opposition, à savoir le MSP de Makri  et le FDJ de Djaballah. Ceux qui sont résolument contre la tenue d’une élection présidentielle et qui veulent que celle-ci soit précédée par une période de transition appartiennent à l’Alliance démocratique qui regroupe le FFS, le RCD et le MDS. Coté Hirak les avis sont partagés même si les manifestations des vendredis exigent toujours le départ sans conditions de tous ceux qui ont fait partie du système mis en place par l’ex président.

Il y a néanmoins une inflexion sinon comment expliquer le contact avec Hamrouche, samedi dernier avec une délégation citoyenne où figuraient des émissaires du mouvement. Coté société civile un partenaire devenu incontournable on n’est pas contre la tenue d’une élection présidentielle. On pense seulement que la présence des partis de l’ex alliance présidentielle fausse la donne et éloigne tout sentiment de crédibilité de ce scrutin. Toutes ces parties attendent avec une certaine impatience le prochain discours du vice ministre de la défense car il y en aura un .Bien sur la position de ce dernier est ferme. Il faut voter le 12 décembre prochain. Néanmoins la classe politique , celle de l’opposition s’entend, non celle  qui s’est largement fourvoyée avec  l’ancienne organisation de l’Etat ,la société civile mais aussi une partie du mouvement citoyen qui s’exprime dans la rue toutes les semaines attend un geste d’apaisement de la part du chef de l’institution militaire concernant ces centaines de personnes arrêtées et emprisonnées pour avoir exprimé leurs opinions . Si le chef d’état-major des armées fait part de quelque souplesse envers ces détenus d’opinion il y aura un déclic et peut être le déclenchement d’une approche consensuelle qui ferait faire changer d’avis les hésitants. Si au contraire les arrestations se multiplient et que l’espace réservé à la communication et à l’information se rétrécit davantage il y aura un risque certain d’une radicalisation partisane et populaire et cela ne présage rien de positif. En fait le peuple exige l’établissement d’un climat de confiance. Or actuellement c’est loin d’être le cas . Comment en effet aller voter avec sérénité quand on constate chaque jour qui passe des arrestations de citoyens dont le seul reproche est de s’exprimer librement. Peut-on concevoir une élection sous pression avec la peur au ventre. Il ya incontestablement matière à réflexion.       

D.S.

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