Actualités 

De Nombreux Dossiers Attendent Le Nouvau President

Le nouveau président de la république n’aura guère le temps de savourer sa victoire électorale. Dès sa prise de fonction il aura pour tache de nommer un nouveau premier ministre car cela coule de source qu’il ne maintiendra pas à son poste Bedoui et son actuelle équipe gouvernementale. Il lui faudra aussi pour l’aider à sa tache un gouvernement dont les membres ne seront pas des politiciens membres de son parti, s’il en a un, mais des ministres experts dans leurs domaines respectifs.

Cette étape achevée il faudra au futur chef de l’Etat réformer le système institutionnel en place. Sa première mission consistera à dissoudre l’actuel parlement car celui-ci est composé majoritairement de partis ayant appartenu à l’ex alliance présidentielle. Le maintien d’un tel parlement apparaitra  aux  citoyens comme une continuation des ex politiques tant décriées par  le peuple souverain. Il devra donc provoquer au plus vite des élections législatives avec le risque, s’il ne dispose pas d’une base partisane, de voir une APN  composée de députés issus de l’opposition islamiste et démocrate qui ne voteront pas les lois proposées par son gouvernement la main levée comme cela se pratiquait dans l’ancienne assemblée . Il y aura à ne pas en douter des mentions de censure qui seront légions et qui entraveront l’action de l’exécutif qui ne pourra pas faire passer des lois par décrets car une telle pratique n’est valable que dans un régime d’exception, ce qui ne sera pas le cas car il existe une assemblée souveraine, émanation de l’expression du peuple.

Il restera ensuite l’affaire du sénat, cette chambre haute élue au suffrage indirect par des élus qui appartiennent tous aux partis de l’ex alliance présidentielle avec un tiers nommé par Bouteflika lui-même. Cette chambre haute attendra donc le sort qui lui sera réservé après des élections locales anticipées et la suppression du tiers présidentiel qui est une incongruité dans un système démocratique. En considération de cela il s’avère que l’élection d’un nouveau chef de l’Etat ne résoudra rien car celui-ci n’aura pas les coudées franches. A moins qu’il se fasse à l’idée d’un gouvernement d’union nationale formé par une coalition regroupant les partis de l’opposition mais pour y arriver il faudra à ce futur président des ressources d’ingéniosité remarquables pour mettre d’accord des partis appartenant à des courants idéologiques diamétralement opposés. Pourtant il faudra trouver un terrain d’entente pour faire avancer le pays. Si sur le plan politique et institutionnel les divergences seront toujours aussi fortes , sur le plan économique il y a une possibilité de se mettre d’accord sur un certain nombre de mesures décisives qui engageront le pays dans une voie qui mènera à la reprise économique ayant pour fondement la croissance et le développement de secteurs qui ont toujours été marginalisés par tous les pouvoirs politiques connus par les Algériens.

D.S.

Articles relatifs

RSS
Facebook
Google+
Twitter
LinkedIn