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LE CHOMAGE DANS TOUS SES ETATS

Contrairement à ce que dit l’ONS  qui se base toujours sur les données fournies par l’ANEM le chômage n’est pas à 15%  mais bien plus . Il avoisinerait les 40% et les demandeurs d’emploi sont pour la plupart des jeunes dont l’âge varie de 25 à 35 ans. La plupart d’entre eux vivent aux crochets de leurs parents si ceux –ci disposent de quelque ressource. Ceux qui n’ont pas cette chance vivent de petits boulots ou se font vendeurs à la sauvette.

Le chômage s’est aggravé avec l’effondrement des entreprises de ceux qu’on désigne sous le vocable d’oligarques. Des milliers de travailleurs de ces entreprises sont quasiment en arrêt de travail et n’ont pas été payés. Cependant c’est l’absence de recrutement qui s’est installé dans la durée qui pose le plus de problèmes. En effet le secteur privé qui était le plus grand pourvoyeur d’emplois avant le tsunami qui a emporté l’ex président de la république et tous ses soutiens parmi les hommes d’affaires du pays se trouve aujourd’hui réduit à sa plus simple expression. Tous les groupes industriels dont les propriétaires sont aujourd’hui sous les verrous recrutaient des jeunes diplômés ou non et avaient en quelque sorte stabilisé la situation de l’emploi. Actuellement ce qui reste du secteur privé est constitué essentiellement de PME et d’EURL qui ne recrutent qu’au compte gouttes.

Quant au secteur public économique il y a longtemps qu’il ne recrute plus. Idem pour la fonction publique qui a stoppé les recrutements de fonctionnaires à cause des restrictions de budget et de dépenses publiques. L’éducation nationale quant à elle continue de recruter pour combler l’hémorragie provoquée par les départs massifs à la retraite proportionnelle avant son abrogation en Janvier 2017. C’est le seul créneau offert aujourd’hui à des dizaines de milliers de diplômés sortant fraichement des universités du pays. A telle enseigne que les concours annuels lancés par le secteur de l’éducation offrant un millier de postes voient affluer cent mille candidats. Ce chômage de masse touche également des filières qui trouvaient facilement des emplois comme la médecine et la pharmacie. A cause des restrictions budgétaires les hôpitaux publics n’offrent plus de places aux résidents en très grand nombre qui effectuent leur internat dans ces structures de santé publiques. Ceux qui ont les moyens et ils sont très peu nombreux peuvent ouvrir leurs cabinets. Le reste des médecins et pharmaciens ayant achevé leurs études offrent leurs services souvent mal rémunérés à des cliniques privées qui les emploient la plupart du temps comme infirmiers. D’où cette envie de quitter le pays et d’émigrer vers des pays lointains comme le Canada où il existe des possibilités de trouver une situation décente mais pas celle que l’on espérait dans son propre pays car les diplômés algériens lorsqu’ils émigrent en France ou au Canada ne sont pas recrutés au vu de leurs diplômes et l’offre de travail qui leur est faite est dévalorisante. Le dossier du chômage sera le défi qu’aura à relever celui qui deviendra le président de la république. La société attend au tournant celui qui sera élu chef de l’Etat pour un mandat de cinq ans. Une chose est certaine. Il aura fort à faire !

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