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Ahmed Laraba : Pas de constituante mais une révision profonde de la constitution

Invité de la chaîne trois de la radio nationale, le professeur Ahmed Laraba, président du comité d’experts chargé de formuler des propositions concrètes pour réviser de manière substantielle l’actuelle loi fondamentale a déclaré que l’équipe qu’il préside commencera aujourd’hui mardi 14 janvier ses travaux. Ceux –ci  t-il dit dureront deux mois au maximum et déboucheront sur une plate forme de propositions qui sera alors soumise au président pour appréciation.

Ahmed Laraba n’a donc pas perdu de temps pour se mettre au travail. En effet l y a aujourd’hui urgence à répondre aux revendications populaires sans cesse exprimées depuis le 22 février 2018. La promesse faite par Abdelmadjid Tebboune alors candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre dernier est donc activée et plus rapidement que l’on croyait. Ahmed Laraba a déclaré en outre que le président lui avait dit qu’il avait toute latitude à trouver des idées audacieuses concernant notamment l’équilibre des pouvoirs, lesquels tout en étant séparés ne doivent pas devenir hermétiques au point de gêner le bon déroulement des institutions républicaines. L’exécutif aura ses propres missions, le parlement jouera quant à lui son rôle qui lui est naturellement imparti, celui de contrôler les actions de l’exécutif à travers les mécanismes dévolus à tout parlement démocratique. Le pouvoir judiciaire doit être indépendant  et exercer sans pression d’aucune sorte sa mission d’appliquer la loi et s’en tenir strictement à celle-ci. Il dépendra d’un conseil dont les membres seront élus et non plus désignés. La relation des magistrats avec le ministère de la justice doit être fonctionnelle, ce qui mettra fin à la soumission des magistrats à la chancellerie. Selon le professeur Laraba, le chef de l’Etat lui a demandé de creuser davantage l’idée d’une participation citoyenne pour inclure celle- i dans la nouvelle constitution. Pour M.Laraba le président est un fervent partisan de la démocratie participative laquelle ,selon lui, complètera de manière significative le processus démocratique qu’il compte mettre en place et qu’il espère répondre aux revendications du peuple notamment en ce qui concerne la souveraineté populaire contenue dans les articles 7 et 8 de l’actuelle constitution mais qui n’ont jamais été appliqués. Ahmed Laraba a été clair en disant « Notre travail n’est pas celui d’une constituante mais d’expertise et de formulation de propositions concrètes susceptibles de changer un système de gouvernance tenu par un seul homme et un exécutif totalement   à la solde de celui-ci . Le président, selon le professeur Laraba veut une constitution républicaine où les élections ne seront plus une façade mais un ancrage de la démocratie qui instituera de manière objective un Etat de droit, tel qu’il est consacré par la déclaration universelle des droits de l’homme dont l’Algérie est signataire.

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