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Le président a chargé le premier ministre de préparer une loi contre la haine et la discrimination

Le président de la république a promptement réagi aux propos injurieux et totalement inadmissibles tenus par le directeur de la culture de la wilaya de M’sila, lequel dans son compte twitter a qualifié de « traitre » un chef historique de la révolution algérienne, s’agissant d’Abane Ramdane. Il a même déclaré que celui qui avait mis en place le congrès de la Soummam méritait d’être abattu.

Une telle déclaration a soulevé un tollé d’indignation dans les réseaux sociaux. C’est un appel à la vindicte et à la haine de ces caciques d’une pensée stalinienne de la révolution de novembre. Ces mêmes personnages qui n’ont pas digéré le changement intervenu après les évènements survenus en octobre 1988 et qui regrettent encore et toujours l’ère de la pensée unique enrobée de l’idéologie baathiste qui a asservi tout un peuple. La réaction de Tebboune à cette déclaration laquelle si elle n’a pas de réponse officielle et de haut niveau aurait certainement mis le feu aux poudres et provoqué des heurts à un moment où le pays tente de se reconstruire politiquement, économiquement et socialement. Alors que l’idée aujourd’hui est au rassemblement et à l’unité des efforts voila que surgit une forme de révisionnisme qu’on croyait oubliée des esprits. Le président veut mettre un terme à toutes ces provocations et invectives. Ces appels à la haine de l’autre, au racisme et à toute forme de discriminations religieuses et identitaires représentent un terreau pour l’extrémisme quel que soit sa nature. Le chef de l’Etat en demandant à son premier ministre d’élaborer une loi pénalisant toute les atteintes à une personne ou à une frange de la société veut ainsi en terminer de façon définitive avec des comportements néfastes qui ont toujours constitué un poison dans les relations entre les citoyens appartenant à un même pays et constituant la nation. Or la nation telle qu’elle est définie ne doit faire aucune différence dont les éléments sont la race, la religion, la langue et les sexes. La juridiction actuelle est floue concernant ce genre de comportement. Il y a manifestement un vide juridique qu’il faut au plus vite combler car avec l’échauffement des esprits qui existe depuis quelques mois un tel vide juridique risque d’engendrer des situations désastreuses dont la société dans son ensemble en fera les frais. L’heure est à présent venue de sanctionner tout ce qui concourt à semer la division entre les citoyens d’un pays qui ont fait largement la preuve d’une conscience collective autour de repères allant dans le sens de la paix  de la fraternité et de la liberté. Tous les citoyens ne partagent certes pas les mêmes idées concernant tel ou tel domaine mais tous ont une préoccupation commune celle de vivre sereinement, librement et en toute sécurité. Or si une telle préoccupation est menacée par des déclarations intempestives, injurieuses appelant à la haine de l’autre ce n’est plus de la diffamation mais un crime commis contre la personne humaine. C’est une atteinte inadmissible aux droits de l’homme et une loi doit sanctionner et fermement tout agissement allant dans un tel sens.

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