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Consultations politiques : Tebboune accélère le mouvement

Le président de la république s’est rendu, hier, au domicile de Taleb Ibrahimi pour s’enquérir de son état de santé mais également pour discuter avec lui sur sa vision de sortir le pays de l’impasse politique. L’ex ministre des AE qui s’est déclaré ému par cette visite a longuement discuté avec le chef de l’Etat et lui a souhaité le plein succès pour sa démarche.

Il n’y a désormais guère de doute à avoir, Abdelmadjid Tebboune est en train d’appliquer à la lettre ses promesses de campagne. La démarche est cohérente et a surpris plus d’un de la classe politique. Aucun président avant lui  n’était allé aussi loin  dans la consultation avec des personnalités politiques qui n’appartiennent pas au sérail consentant. Une telle méthode est en train de séduire et fait son chemin. Après avoir reçu Ahmed Benbitour, suivi d’Abdelaziz Rahabi et de Mouloud Hamrouche, c’était hier le tour de Sofiane Djillali chef d’un parti qui n’est certes pas influent sur la scène politique traditionnelle dominées par trois courants : Les nationalistes,  les islamistes et  les laïcs. Il se trouve néanmoins que Sofiane Djilali se trouve dans une ligne médiane synthétisant ces différents courants et l’approche qu’il a toujours défende se rapproche de celle du président. Le chef de l’Etat en homme pragmatique mais déterminé veut arriver à un consensus le plus large possible et la démarche qu’il a fait sienne est en train de porter ses fruits puisque toutes les personnalités qu’il vient de voir et entendre se sont toujours distinguées par leur opposition à l’ancien système politique qui a gouverné l’Algérie durant vingt ans. Jusqu’ici le président n’a pas fait signe  au FLN, au RND, au MSP, au FJD, au FFS et au RCD. Cela ne veut pas dire qu’il les a exclus mais il préfère attendre l’évolution de leur discours politiques. Le chef de l’Etat sait pertinemment que l’ex parti unique est en perte de vitesse auprès de son électorat traditionnel et qu’il est en proie à des turbulences sur le plan interne mais ce n’est pas l’unique raison car le FLN  avait soutenu ouvertement Azzedine Mihoubi à l’élection présidentielle. Tebboune n’a donc plus aucun lien avec ce parti et il entend le lui faire comprendre. Idem pour son clone le RND  qui  a reçu l’humiliation de son existence avec le score minable de son secrétaire général dont la lace qu’il occupe au sein de cette formation politique est contestée. Reste Makri et Djaballah. Le premier qui s’est dit prêt à dialoguer avec le président lors de sa première intervention médiatique intervenue juste après l’élection de ce dernier s’est aussitôt rebiffé en sortant d’on ne sait où une information tendancieuse à propos de l’élection présidentielle de 1995. Il s’est ainsi tiré une balle dans le pied et se trouve ainsi dans une position désavantagée. Quant à son homologue du courant islamiste, en l’occurrence Abdallah Djaballah qui ne s’est pas prononcé sur les résultats de l’élection du 12 décembre dernier son parti traverse en ce moment une crise profonde motivée par le fait que ce leader n’ait pas clairement clarifié une position claire sur l’avant élection. Ses militants le trouvent de plus en plus mou et contestent aujourd’hui son leadership à la tête de ce parti. Il reste l’autre parti se déclarant appartenir à la mouvance islamiste, celui de Bengrina qui avait obtenu un score qualifié d’honorable par les militants du parti qu’il dirigeait car il avait depuis démissionné. Cette formation qui n’a aucune assise politique, hormis l’aura si on peut la qualifier ainsi de Bengrina sera peut été remerciée par un geste du président qui l’invitera mais sans aller plus loin que le cadre strictement protocolaire. Il reste les irréductibles ceux qui se sont toujours opposé à l’élection présidentielle, lui préférant une transition provoquant une constituante. Ceux là ont affiché clairement leur position et le chef de l’Etat ne les consultera pas.

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