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IDE : Les investisseurs dans l’expectative

Les investissements directs étrangers ont subi un net recul en 2019. C’est compréhensible vu la situation politique qui prévalait cette année là. Avec l’élection présidentielle s’est malgré tout tenue et a débouché sur l’élection d’Abdelmadjid Tebboune qui a rendu public son programme pour les cinq années à venir. Une feuille de route contenant 54 engagements politiques, économiques et sociaux. C’est néanmoins le volet économique qui intéresse au premier plan les investisseurs étrangers.
Ceux- ci attendent les premières mesures que prendra le gouvernement dirigé par Abdelaziz Djerrad. La suppression de la règle 51/49% par le gouvernement de transition dirigé par Bedoui et qui représentait un verrou puissant pour les hommes d’affaires étrangers n’est pas suffisamment claire au point de garantir à ces investisseurs étrangers leurs investissements. Il y a encore des flous dans cette loi d’abrogation et c’est justement là que doit intervenir le nouveau gouvernement pour clarifier le contenu de cette abrogation. Les investisseurs étrangers ne veulent pas être piégés par un quelconque vide juridique qui rendrait leurs engagements compliqués voire même caduques. Ils veulent être rassurés et pleinement. D’après ce qu’ils ont compris à la lecture de la loi d’abrogation votée par le parlement la suppression de cette fameuse règle 51/49% ne concernerait que quelques secteurs d’activités qui ne sont pas porteurs de croissance. Or les investisseurs étrangers réclament la généralisation de cette suppression à tous les secteurs de l’économie nationale. Ils veulent dans le cadre de projets ambitieux qui exigent un apport substantiel de capitaux devenir majoritaires en termes d’actions ou carrément propriétaires à 100% de leurs sociétés. Selon ce qu’ils ont lu et compris du programme du président de la république c’est cette tendance là qui prévaudra. Leur attitude aujourd’hui est l’expectative. En d’autres termes ils attendent pour voir. Au cours des prochains mois lorsque le dispositif de la nouvelle politique économique sera rendu public et que les réglementations qui suivront seront encourageantes alors ils se présenteront. Prudemment au début pour constater dans la pratique que les mentalités ont vraiment changé et que le climat des affaires est devenu propice. Lorsqu’un tel climat atteindra un point de non retour alors il y a de très fortes chances que les investisseurs étrangers afflueront en masse en Algérie comme c’est le cas au Maroc et en Tunisie car la part des marchés en Algérie est dix fois supérieure à celle des deux pays voisins car notre pays dispose d’ une classe moyenne consistante et fortement consommatrice, ce qui n’est pas le cas pour les deux autres pays du Maghreb qui se distinguent par une minorité de gens aisés et d’une majorité de gens vivant juste au dessus du seuil de pauvreté . De plus l’Algérie est la mieux placée géographiquement sur le continent africain. Son infrastructure routière (Transsaharienne) reliant l’Afrique subsaharienne donne plus facilement accès aux pays africains. Bientôt le Nigéria et les pays limitrophes seront reliés par la route dont le point de départ sera Alger et l’arrivée Lagos. Le président de la république veut absolument ouvrir l’économie algérienne à l’intérieur et à l’extérieur et le modèle économique qu’il propose correspond en tous points de vue avec l’idée que se font les investisseurs étrangers.

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