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Face à la chute des cours du pétrole : Le gouvernement incité à l’urgence

Le cours du baril de pétrole ne cesse de chuter et ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’Algérie qui tire 80% de ses ressources financières de l’exportation du pétrole et du gaz. D’où l’urgence absolue de mettre tous les moyens et dans les plus brefs délais pour aller vers une croissance économique qui ne tiendra plus compte de la fiscalité provenant des seuls hydrocarbures.

Le défi est monumental car c’est une course contre la montre. Jusqu’ici on s’est contenté de tracer des politiques à long terme pour relancer l’économie nationale qui viendrait en appoint à la rente pétrolière et gazière. Désormais il ne faut plus compter sur une telle vision car les cours mondiaux des hydrocarbures sont en train de s’effondrer et cela risque de durer encore un bon moment avec la forte baisse de la croissance chinoise, le plus grand pays consommateur d’hydrocarbures. Le temps que la Chine se relève et reprenne son rang sera long et cela affectera davantage tous les pays dépendant de la rente d’hydrocarbures. L’Algérie  se trouve malheureusement affectée même si elle vend plus de gaz que de pétrole et que la Chine n’a jamais figuré dans la liste de ses clients. Il se trouve cependant que l’Europe qui reste le plus important de ses clients se tourne, de plus en plus vers la Russie et la Norvège. Seuls les pays de la rive sud de la Méditerranée, comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal et dans une moindre mesure la France sont fournis par le gaz algérien. Néanmoins face au ralentissement de la croissance en Europe prévue par l’OCDE ces pays achèteront moins. Nos exportations en hydrocarbures sont aujourd’hui à leur niveau le plus bas jamais enregistré depuis des décennies. D’où l’impératif de se tourner vers d’autres sources de financement de l’économie nationale. La série de mesures prises récemment par le gouvernement à travers son plan d’action doit être appliquée au plus vite . Comment ? Par l’incitation à tout investissement de projets porteurs de croissance. Le modèle industriel et agricole hérité des années 70 et 80 ne répond plus aux exigences nouvelles de l’économie nationale, d’où son indispensable remplacement par le lancement et le développement du secteur des services liés à l’existence de Start-up qui doivent connaitre au plus vite une existence exponentielle. Tout retard à leur mise en place freinera le développement de secteurs jusqu’ici totalement ignorés  comme le tourisme, l’artisanat, la vente à domicile et les énergies renouvelables. Par ailleurs les PME  jusqu’ici dévalorisées par tous les gouvernements précédents sont appelées dans un proche avenir à devenir le modèle de développement préféré de l’économie nationale. Des pays comme l’Italie et l’Espagne ont basé leur essor économique sur ce type d’entreprises. L’ère des grandes entreprises sur lesquelles s’appuyait l’économie nationale est révolue. C’est à présent et dans le futur celle d’entreprises qui ont recours aux technologies de pointe basées sur le numérique et l’intelligence artificielle que le développent de l’Algérie se fera. Certes cela ne se fera pas aussi rapidement que ne l’espère le gouvernement mais le démarrage de ce modèle inédit jusqu’ici changera les mentalités actuelles. Il les poussera à l’imagination et à l’innovation dans tous les secteurs d’activités et cette politique finira par donner ses fruits et hisser le pays au rang de pays émergent mais sans les hydrocarbures.

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