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20 ans de prison requis au procès de Blida

Le procureur militaire du tribunal de Blida a requis contre les quatre accusés de complot contre l’autorité de l’Etat et atteinte au moral de l’armée une peine d’emprisonnement de vingt ans. Est-ce que le président de la cour suivra ce réquisitoire ou bien confirmera t-il le verdict prononcé en première instance. Nous le saurons à l’issue des plaidoiries de la défense.

 

Il parait de plus en plus improbable une atténuation de la peine. Finalement ce procès en appel n’aura servi à rien de plus qu’une confirmation en bonne et due forme des charges retenues contre les accusés. Il n’y a pas eu d’élément nouveau susceptible de changer l’issue de ce procès. Les accusés n’ont pas réussi à convaincre  les juges. Leurs avocats ont essayé de semer le doute raisonnable mais ils n’ont pas réussi dans leur démarche. L’ex chef du renseignement, le dernier en date nommé par Bouteflika, s’agissant de Tartag n’a pas comparu au procès. Louisa Hanoune quant à elle, visiblement affaiblie, n’a pas trouvé les mots convaincants susceptibles de la faire sortir de prison. Quant à l’imperturbable Saïd Bouteflika l’attitude hautaine qu’il a observée dans les réponses qu’il donnait au juge l’a desservi. Quelque humilité de sa part aurait peut –être aidé la défense dans ses plaidoiries. Le dernier accusé, quant à lui,  ce général en retraite, Mohamed Mediène, dit Toufik  a vainement essayé de donner une bonne image de son parcours lorsqu’il occupait le poste de chef de la fameuse DRS en déclarant que bien avant les autres c’était  lui et personne d’autre  qui avait donné l’ordre de mettre un terme à la corruption qui a gangréné le pays . Peine perdue car pour la cour de Blida le seul qui a mis fin à la corruption à grande échelle était le défunt Gaid Salah et nul autre que lui. Finalement ce procès en appel jugé nécessaire pour la défense n’a pas été retentissant, tout juste récapitulatif d’une période troublée par un contexte marqué par des agissements contraire à toute éthique où la loi du plus fort avait pris le dessus sur le sens commun mis à mal par un système où le droit et la justice ne représentaient plus rien.

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