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Djerrad : Une loi de finance complémentaire est nécessaire

Le premier ministre a déclaré hier qu’une loi de finance complémentaire est indispensable car la LF 2020  votée à la hâte par le précédent gouvernement décèle des insuffisances et certains de ses articles sont même abusifs rendant impossible toute politique économique basée sur la confiance et libératrice des énergies et des initiatives.

C’est un constat sans appel que s’est livré Abdelaziz Djerrad au sujet de la loi de finances 2020  rédigée avec précipitation par le gouvernement de transition dirigé par Bedoui. Trop d’imprécisions, trop de non dits et surtout des incohérences inadmissibles concernant la fiscalité. Des taxes, des prélèvements abusifs d’impôt, des articles concernant les investissements totalement contradictoires et défavorisant à l’extrême le climat des affaires composent le corpus de cette loi. Même s’il ne le dit pas clairement le premier ministre déplore le fait que l’ancien gouvernement qui était transitoire et qui n’avait aucune prérogative d’élaborer cette loi de finance ait élaboré celle-ci pour montrer seulement qu’il était aux commandes. En fait et selon ce que laisse entendre le premier ministre c’est tout le contenu de cette loi adoptée par un parlement aux trois quarts déserté par les députés et sénateurs qui sera revu et corrigé par cette LFC. En clair il s’agira d’une nouvelle loi de finance. En effet si on tient compte du plan d’action du gouvernement qui est actuellement soumis à l’APN pour une première lecture avant de passer au Sénat  la loi de finances 2020 est devenue obsolète et sa correction profonde devient urgente considérant le fait que le gouvernement veut passer à la vitesse supérieure et appliquer dans les meilleurs délais le contenu de ce plan . Ce n’est que de cette manière que la confiance s’installe chez tous les intervenants économiques mais aussi chez les citoyens. Finalement cette période de transition dirigée par un des trois B vilipendés par le peuple lors des manifestations hebdomadaires de l’an dernier a été néfaste à plus d’un titre et a embrouillé beaucoup plus la situation économique au lieu de la gérer comme il a été convenu de le faire au moment où Bedoui avait été nommé par Bouteflika premier ministre en remplacement de son coéquipier Ouyahia. Pour rappel l’actuel premier ministre a participé lui aussi à ces manifestations citoyennes et a exigé comme beaucoup de personnalités politiques l’ont faites le départ de Bedoui et de son gouvernement. A présent que c’est chose faite Djerrad s’emploiera à biffer une à une toutes les décisions inopportunes prises par l’ancien gouvernement.

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