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Montage automobile : Annulation de tout soutien de l’Etat

La fausse industrie automobile qui a fait la fortune d’un groupe de personnes très liées à l’ex présidence de la république est en train de vivre ses derniers jours. Le premier ministre vient de décider que désormais tous les kids et les pièces de montage des automobiles de marque étrangère mais sortant des usines algériennes seront soumis aux taxes douanières.

L’ère des privilèges dont bénéficiaient les patrons de ces usines est à jamais révolue. Pour Djerrad l’Algérie ne possède pas d’industrie automobile. C’était un leurre qui a desservi le pays sur le plan financier et qui a fait perdre au trésor public une fiscalité qui aurait pu servir à financer d’autres projets de développement. Le pays n’est pas prêt pour ce genre de projet qui s’avère ruineux. Le modèle est donc à revoir totalement. Ne faut –il pas prendre l’exemple du Maroc où existe un tissu industriel de montage automobile mais dont les promoteurs sont les constructeurs automobiles de renommée mondiale. Il n’y a pas de partenaires marocains dans les entreprises de montage installées dans ce pays. L’Etat marocain impose cependant à celle-ci de n’employer que de la main d’œuvre locale, de payer un impôt foncier et une fiscalité prélevée sur le chiffre d’affaires de ces entreprises. Les deux parties trouvent aisément leur compte et ce type de partenariat procure au trésor public marocain des apports financiers conséquents. Allons – nous nous acheminer vers ce type d’industrie en attendant que le savoir –faire acquis par une longue expérience finisse par aboutir à la mise en place d’une véritable industrie automobile qui ne se contentera pas de faire du montage en série mais qui sera capable de fabriquer les kits made in Algéria qui équiperont les véhicules qui sortiront de nos usines ? Ce sera sans doute le schéma qu’adoptera le gouvernement pour arrêter l’hémorragie de devises et en finir avec un enrichissement qui ne profitera qu’à une poignée d’individus comme ceux que nous avons connus dans un passé récent. Ceux qui n’ont pas été inquiétés par la justice et qui gardent encore l’ambition de maintenir leur activité de montage devront de plus en plus imaginer la forme de ce montage en mettant sur pied une ingénierie typiquement algérienne pour fabriquer des kids et pièces de ce montage pour équiper les véhicules sortant de leurs usines car ils ne pourront pas continuer à travailler comme ils le font actuellement . La facture douanière sera très salée.

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