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« El Bouchi » écope de huit ans de prison

Kamel Chikhi, dit « El Bouchi » a été condamné mercredi dernier à l’issue de son procès à huit années d’emprisonnement fermes. Pour rappel, le concerné, au cours d’un premier procès avait été condamné à 10 années de prison. Le principe du cumul des peines lui sera donc appliqué. Il y aura également un troisième procès le concernant, celui dit de la cocaïne. El Bouchi ne verra pas de sitôt la liberté.

Concernant le procès de mercredi dernier les charges retenues contre Kamel Chikhi sont : « Perception d’avantages indus et abus d’autorité ». Celui qu’on qualifiait le roi de la viande importée (congelée et fraiche » avait des entrées partout dans le gouvernement. Il tutoyait les premiers ministres et tapait familièrement dans le dos certains ministres. Il était à toutes les réceptions officielles bien qu’il ne jouissait d’aucun statut particulier pour y assister. Lorsqu’il s’annonçait il était aussitôt reçu sans prise de rendez-vous comme le veut l’usage. Il était connu, en outre, pour les soirées qu’il organisait où le whisky étiquette noire coulait à flots et où on  sniffait  de la coke en provenance de Colombie. Sans oublier le cortège de call girls qui étaient là pour donner du sel à ce genre de fêtes improvisées qui avaient lieu dans les demeures de l’empereur de la viande . Le gratin de l’oligarchie naissante y assistait et au milieu de la bombance on discutait affaire car l’une ne va pas sans l’autre. C’est comme cela qu’était gérée et gouvernée l’Algérie de Bouteflika. Est –ce qu’El Bouchi avait les yeux plus gros que le ventre en se lançant dans le trafic de la cocaïne en introduisant dans le pays 700 kilos de la schnouff blanche ? C’est à prouver et ce sera au cours du  troisième procès qui l’attend de rétablir les faits.  Lors de l’éclatement de l’affaire dite de la cocaïne qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque, certaines rumeurs laissaient penser qu’El Bouchi n’avait fait que transporter la drogue en même temps que la viande importée dans ses conteneurs. Le maitre ou les maitres d’œuvre, autrement dit les vrais barons de la cocaïne étaient autres. A présent que les choses ont évolué en Algérie et que la justice a les coudées plus franches, il est vraisemblable que Kamel Chikhi ne se mure pas dans son silence et qu’il déballera tout, désignant ainsi et sans avoir peur pour sa vie tous ceux qui sont impliqués dans le plus vaste trafic de ce type de stupéfiant qu’ait connu l’Algérie.

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