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Conséquence des négligences : Les centres de diagnostics du virus font défaut

Actuellement seul l’institut Pasteur d’Alger fonctionne et il y a saturation car tous les tests en provenance du pays lui sont envoyés périodiquement. La réponse prend du temps car cet institut n’a pas l’habitude de faire face à une pandémie de cette ampleur. Le gouvernement vient à peine de décider la création de trois centres portant le label Pasteur. Ceux-ci seront implantés pour la région ouest à Oran et pour celle de l’est à Constantine. Mais à l’évidence ce ne sera pas suffisant surtout que le nombre de contaminés ne cesse d’augmenter de jour en jour.

Qu’est ce qui a empêché tous les gouvernements que nous avons connus depuis l’indépendance de mettre en place des centre anti viraux dans toutes les wilayas ? La négligence, il n’y a pas de doute à ce sujet. Aucun ministre de la santé publique n’a jamais pensé qu’une décentralisation de l’institut pasteur d’Algérie était utile par simple précaution. En terme de couts cela ne représente rien dans le budget alloué annuellement par l’Etat à la santé publique. Un budget très souvent gaspillé sans que le secteur ne s’améliore. Aucun chef d’Etat ayant présidé le pays n’a eu l’idée qu’un jour l’Algérie pourrait faire face à une pandémie. Il a fallu que cela tombe sur Tebboune qui se trouve aujourd’hui dans l’obligation et l’urgence de repenser complètement le système de santé publique en Algérie. Il s’était déjà rendu compte de l’état dans lequel il se trouvait car il en avait fait allusion lors de sa campagne électorale en déclarant que ce système est à revoir de fond en comble. Dans son programme présidentiel une réforme de grande ampleur lui sera consacrée au cours des cinq prochaines années. Il se trouve néanmoins que toutes les prévisions à moyen et long terme sont actuellement chamboulées à cause du coronavirus. L’urgence exige de réformer très vite le système de santé publique en Algérie. Ce n’est même plus une question de mois mais de jours. Le cap des 300  personnes contaminées, celles qui ont été déclarées positives est déjà franchi et encore il ne concerne que ceux qui présentent des cas sévères. Les autres et on imagine qu’ils sont des milliers ne savent pas encore s’ils sont contaminés et propagé à leur tour le virus à leur entourage  et à cause de l’absence du dépistage ils vont submerger les hôpitaux dans les jours qui viennent. Ce dépistage qui fait aujourd’hui défaut aurait du être fait en amont depuis la constatation du premier cas. Aujourd’hui on ne fait que gérer l’aval et la situation que vit actuellement le pays se trouve dans un flou total. Ce n’est pas le confinement qui a été décidé quinze jours après l’apparition de plusieurs cas qui arrêtera la propagation du virus car pendant toute cette durée marquée par l’attentisme et l’incertitude un nombre incalculable de gens ont été infectées sans qu’ils le sachent. Ils le sauront au cours de la période d’incubation fixée à 14 jours et s’ils sont aujourd’hui confinés dans leurs logements ils contamineront ceux qui sont avec eux et qui n’ont pas le virus. Le constat est amer aujourd’hui et le risque de se trouver dans une situation à l’italienne est à prendre très au sérieux. Le seul espoir pour l’Algérie consiste à ce que l’on trouve au plus vite à l’échelle mondiale le vaccin qui éradiquera définitivement ce fléau. En attendant il ne reste que la prière pour consolation.

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