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ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC DJAMEL BENSEMAR

DJAMEL BENSEMAR, LE GAUCHER DROIT DANS SES BOTTES

L’ARTISTE SANS VALEURS MORALES N’EST RIEN

 Violoniste émérite et de surcroît gaucher comme son maître, le regretté El Hadj Mohamed Tahar Fergani, Djamel Bensemar reste l’un des artistes les plus doués de sa génération, Né en 1963 à Constantine, au beau milieu d’une famille d’artistes, à l’image du grand Cheikh Hssouna, De son vrai nom Ali Khodja, notre jeune prodige ne pouvait échapper à son destin d’artiste, Dès douze ans, le jeune Djamel à l’instar de beaucoup de ses amis, il choisit le violon comme instrument ce qui était relativement normal quand on sait l’influence de cet instrument faite par le ténor du malouf, Bouhadja, comme aiment à le prénommer ses élèves, Comme tous les prodige de ce genre musical, Djamel  eu plusieurs professeurs et maîtres en la matière, mais le plus en vue reste Ami Baaziz comme à l’appeler ses disciples par pure empathie, Il faut dire que notre jeune artiste était déjà sorti du lot dès son jeune âge par une maîtrise quasi parfaite du violon à telle enseigne que même Mt Fergani le plaçait à ses côtés quand il était membre de l’association El Fergania, Cependant et malgré des qualités extraordinaire de ce prodige, il brille par une absence sur a scène artistique, à l’instar des médias qui ne le sollicitent pas pour des raisons que seule la médiocrité et l’incompétence peut justifier, Sur ce plan, beaucoup de musiciens, des personnalités ou de simples mélomanes regrettent cette absence et se voient privés dune figure inégalable du malouf, pendant que d’autres, à la limite  de la moindre connaissance en cet art, se produisent et se font invités pour ne proférer que des bêtises et altérant par la même  l’histoire du malouf, par une ignorance outrancière,

nous avons rencontré notre artiste pour insister auprès de lui à l’effet de nous entretenir de quelques sujets, entre autre la pandémie,

Le Journaliste : Une si longue absence, cher djamel,  pourquoi. ?

D,Bensemar : Tout d’abord, je tiens à vous remercier de cette attention et pour cette absence, je dirais que la médiocrité et le parti-pris de certains responsables, notamment au niveau de la direction de la culture, encensés par ceux des médias, ne me donne plus l’envie de monter sur scène ou de produire des albums, le contexte ne sied vraiment pas,

Le journaliste : Toutefois l’artiste doit répondre au x attentes de ses fans et vous en avez beaucoup qui vous apprécient et attendent de vous voir, quelque part, vous pénalisez votre public,

D,Bensemar : C’est vrai  ce que vous dites mais je ne suis pas le seul, dans beaucoup de domaines, il y a des gens qui peuvent apporter beaucoup à la société mais le contexte  qui leur est imposé pénalise non seulement l’artiste lais aussi ses fans, L’avantage dans cette histoire c’est que ces mêmes fans comprennent cette situation et excuse quelque peu l’artiste qui ne demande qu’à satisfaire son public, mais que voulez-vous, les valeurs que nous ont prodiguées nos maîtres et nos parents, ne nous permettent pas de les trahir, Voyez-vous, quand nous étions de jeunes apprenants, nos maîtres avant de nous enseigner la musique, ils nous faisaient d’abord une leçon de vie en complétant l’éducation donnée par nos parents c’est pour toutes ces raisons que l’artiste doit être un modèle de correction, de probité de dignité, comme ça, la musique qu’il va jouer aura un sens et une portée culturelle qui servira la société dans laquelle il évolue,,,

Le journaliste : Justement, ce sont ces impairs qui découragent et tout artiste qui se respecte, qu’en est-il justement de votre participation à la manifestation culturelle, Constantin capitale de la culture arabe,

 D,Bensemar : En effet, j’ai été sollicité par Madame Ali Khodja qui était la responsable du département du patrimoine matériel et immatériel de Constantine et qu’à ce titre nous avions en charge de mettre sur pied tout ce patrimoine, un travail pointilleux, délicat mais passionnant et avec le concours d’autres volontés qui ont manifesté leur désir de participer à cette œuvre, les résultats ne pouvaient qu’être au rendez-vous, mais vite dissipés, car les responsables n’ont pas jugés utile de finir un travail qui allait donner un sens à notre patrimoine, préférant la vitrine et l’inculture et tout ce la a découragé bien des volontés dont je fais partie,

Le journaliste : Quels sont les apports que vous avez amenez à cette musique si savante et si perplexe ?

D,Bensemar : De par mes dons et mon apprentissage avec des maître de renom j’ai apporté des correctifs, notamment sur certains « Bacheraf », vous savez ces préludes d’une nouba, ces correctifs ont été appréciés par beaucoup de musiciens qui les ont adoptées car il y a toujours matière à parfaire une musique qui n’a été transmise que par l’oralité, une pratique qui eut être source de mauvaise transmission comme c’est le cas pour les parles de certaines qacidate qui ont déformé complètement le sens d’une phrase ou d’une idée, j’ajouterai que les correctifs que j’ai apporté ont reçu l’aval de deux grandes personnalités, il s’agit de messieurs Mohamed Bouhali t de Rabah Khettat, des figures de proue dans le monde restreint du malouf,

Le journaliste : Justement beaucoup de carences et de problèmes sont rencontrés quotidiennement par les artistes et de tous les arts, que faut-il, à votre avis pour y remédier ?

D,Bensemar : C’est simple, il faut créer des espaces dédiés à l’art comme des clubs ou des foyers, mais surtout il faut que la ressource humaine suive, Actuellement, nous disposons à Constantine de plusieurs édifices publics dédiés à la culture comme le Zénith, El Khalifa ou Malek Haddad, pour ne cirer que les plus grands et es plus connus, mais gérés par des intrus de la culture, ce sont des bâtisses vides qui ne travaillent que dans certaines occasions, sans la moindre rentabilité, faisant le malheurs de beaucoup d’artistes qui ne demandent qu’à se produire et faire profiter une société avide de culture et de savoir, Voilà pourquoi, la créativité et l’innovation peinent à se concrétiser, notamment dans le domaine artistique, c’est à cause de ces incompétences qui freinent toute évolution et il ne suffit pas de grandes réalisation pour réussir, seulement de la bonne volonté et des gens qui sont en mesure d’apporter quelque choses par le travail et non par les passe-droits,

Le journaliste : rebelle jusqu’au bout des ongle,,

D,Bensemar : tout à fait car quand on travaille dure et que notre travail est subtilisé par d’autres qui en jouissent à satiété, la douleur se transforme en rage et c’est le propre des révolutions,

Le journaliste : un dernier mot

D,Bensemar : Quand même je reste confiant et optimiste, malgré tous ces déboires et autres désillusions, l’espoir guide mes pensées, A la faveur d’un hirak béni et d’une nouvelle équipe gouvernementale qui aspire à rendre le mérite du travail, j’entends répondre aux attentes de mon public tout e essayant de parfaire mes connaissances artistiques et surtout transmettre ce que mes maîtres m’ont transmis, J’ajoute pour la circonstance que la pandémie, bien qu’elle soit mortelle pour plusieurs d’entre-nous et qu’elle nous a causé beaucoup de désagréments, nous avons remarqué beaucoup de changements dans les habitudes des gens notamment dans leur hygiène, une moindre pollution et une nouvelle vision du monde, faisons contre mauvaise fortune bon coeur,

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