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JIJEL – AIRS DE FETE DE L’AID : PAS AME QUI VIVE, LA NATURE RENAIT

Ce dimanche et lundi derniers, jours de Aid El Fitr, marquant la fin d’un (long) mois de Ramadhan, observé dans un contexte de confinement sanitaire, devrait ressembler, dans pas mal de villes et villages du pays, à la naissance d’une nouvelle vie …. débarrassée de toute forme de pollution, un mal du siècle qui interpelle les consciences de tous, gouvernants et gouvernés et dont on a parlé dans tant de fora et sommets mondiaux, sans aboutir à du concret du fait de la position de certaines parties qui semblent aller à contre courant de la réalité.

A Jijel, et certainement ailleurs, pas âme qui vive. Aux environs de 13H00, c’est un autre spectacle qui s’offre, après que les jeunes enfants, parés de leurs plus atours de l’Aïd, eurent rejoint leurs domiciles. Une ville fantôme où tout est figé, un climat qui a laissé libre court à la vie … animale, au regard des oiseaux, des bécasses, abeilles, guêpes, pigeons, qui semblent avoir retrouvé la plénitude de leur mouvement, sans être gênés par les bipèdes, les Hommes que nous sommes, pourtant censés agir dans le bon sens envers la Nature et tout l’environnement dans lequel nous vivons.

Des voitures des services de sécurité ont effectué des rondes en ville pour rappeler à l’ordre les citoyens récalcitrants et veiller au respect des mesures de confinement décidées par les pouvoirs publics pendant les deux journées des fêtes de l’Aïd, ce qui va certainement donner de bons résultats à la lutte menée contre l’épidémie du coronavirus (Covid-19). Le message, diffusé à grande échelle et relayé par tous les médias nationaux, est passé comme une lettre à la poste et bien reçu par les citoyens comme le confirme, à priori, le calme qui a plané en long et en large à travers la cité littorale de Jijel emmitouflée dans une chaleur de 23 degrés centigrades.

Au large également, la mer est bleue, calme, confinée dans une quiétude totale dans un silence quasi-olympien, et sa faune marine doit certainement louer le Ciel pour cette distanciation, permettant aux poissons de nager à l’aise, sans avoir à être inquiétés par des chalutiers, des barques et des hameçons jetés ça et là dans la grande bleue ou à proximité des zones rocheuses. Un autre repos biologique pour les espèces halieutiques déjà estomaquées par toutes sortes de pollution, allant du sac en plastique, jusqu’aux pneumatiques et autres déchets qui ont fait des fonds marins une vraie poubelle, où tout se déverse et rien ne se récupère, parfois même pas les … poissons  que l’on va chercher pour se nourrir ! Comme le légendaire Sphinx, la nature renait de ses cendres.

Dehors, un paysage à couper le souffle, un air sain et pur, moins de pollution sonore, moins de rejets gazeux, les feuilles des arbres à peine chatouillées par une légère bise de vent  … comme si l’univers était au premier jour de sa naissance. Seuls les cris sonores et stridents et des mouettes déchirent de temps en temps le silence, une sorte de musique universelle, invitant à une sieste bien méritée en ces jours de printemps. Un Aïd sans embrassades, sans salamalecs, sans encombrements, pas d’attroupements, ni rassemblements de masse, sans promiscuité, … une « première », en tous cas et qui, à ne pas en douter, va donner d’excellents résultats sanitaires, prélude à la levée du confinement et pourquoi pas au retour à une vie normale. Pour peu que la discipline et le bon sens l’emportent sur d’autres considérations ou des futilités qui peuvent gâcher les espoirs de tous. Il y va de notre vie, voire de notre survie même car le danger qui plane est à prendre au sérieux. En tous cas, les résultats escomptés — de ces deux journées de confinement et de sans circulation motorisée — seront certainement meilleurs que ceux d’avant, sur le plan épidémiologique.

Ces mesures, faut-il le rappeler, interviennent dans le cadre du dispositif sanitaire national et visent essentiellement à réduire au maximum la mobilité des personnes et les regroupements qu’elle peut engendrer ainsi que toutes les situations qui favorisent la propagation de l’épidémie du coronavirus, selon le premier ministre dans un communiqué précisant la prise de mesures complémentaires de prévention.

Pour ce qui concerne Jijel, jusqu’à la date du 24 mai, il y avait 57 cas confirmés, situant cette wilaya à la 39ème place parmi les 48 wilayas affectées, selon les données du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus à la date sus -citée.

Et pour conclure, une pensée chaleureuse en ces jours de fêtes, va droit vers les services de sécurité (Armée nationale populaire, – Gendarmerie nationale – Police, Protection civile) et au corps médical et paramédical et à tous ceux qui sont en premières lignes face à l’épidémie de coronavirus. Avec un peu plus de discipline, de rigueur et de respect des mesures de prévention édictées par les pouvoirs publics, nous parviendrons indubitablement à la victoire sur cette  pandémie qui a mis à genoux la planète entière.

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