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L’INCROYABLE HISTOIRE D’UN CADAVRE QUI GÎT DEPUIS DEUX MOIS EN LIBYEN

UNE FAMILLE DANS LE DÉSARROI APRÈS LA MORT DE SON FILS EN LIBYE

 LE RAPATRIEMENT DE LA DÉPOUILLE RESTE L’OTAGE D’UN CAFOUILLAGE

 ADMINISTRATIF ENTRE LE CONSULAT ET LE MAE

 Né en 1963 et pari en Libye en 1987, notre quadragénaire, originaire de la localité de Aïn Smara, Ce  dernier, le dénommé Aouadi Lakhdar venait de décéder le 6 mas de l’année en cours, Selon les autorités médicales du pays, il a été victime d’un arrêt cardiaque, La mort est intervenue instantanément , précisément dans la localité libyenne de Naloult située sur la frontière Libyenne avec le Tchad, Seulement et après avoir été transporté au niveau de la morgue et eu égard au conflit qui se déroule en terre Libyenne, les choses se passent plutôt ml, mais davantage pour les étrangers qui restent livrés à eux mêmes, fussent-ils des morts,même pour des morts dites naturelles, Selon l’un de ses connaissances, un certain Yacine, lui aussi algérien de la région de Saïda, l’autopsie prévue dans ces cas de figure n’a pu être effectuée qu’après dix jours, soit le 16 avril pour confirmer la cause du décès, un arrête cardiaque en l’occurrence,

il est utile de rappeler que beaucoup de nos compatriotes ont émigré dans ce pays, jadis prospère et source d’enrichissement pour beaucoup d’entre-eux, avec une relative considération pour les algériens qui trouvent facilement du travail et souvent grassement payés , La victime travaillait comme chauffeur routier dans cette localité frontalière et ce ne sont pas les déplacements qui manquaient, avec, en sus une rémunération conséquente et c’est la raison pour laquelle, beaucoup de nos compatriotes ont préféré s’éterniser dans ce pays, ceci à la faveur de sa richesse et surtout par l’existence d’un chef d’État, hors du commun qui avait une estime mêlée à de la reconnaissance envers l’Algérie, il s’agit du regretté Maamar El Gueddafi, récemment assassiné,  Selon la victime qi était en contact permanent avec sa famille et dès le début de l’insurrection de la prétendue révolution dite « Printemps arabe », qui a vu comme conséquence la mort du leader Libyen la situation des travailleurs algériens n’a pas connu de sérieuses menaces ni d’animosité, les incitant à rentrer au pays dans la précipitation, Notre victime disait à ses parents, soit à l’occasion d’une virée de vacances en Algérie ou par téléphone que la situation est plutôt calme et qu’il n’a fait l’objet d’aucune intimidation ou menace, Des témoignages qui confortaient ses parents pour ne pas s’inquiétaient outre mesure, Ces témoignages sont aussi relayés par son ami, Yacine qui vivaient ensemble en communauté, se prenant en charge pour toute les  gestions de leur résidence dans la localité de Naloult, Mieux encore et selon les dernières  informations concernant ce pays en proie à une grande vague de violences, synonyme de guerre, nos compatriotes étaient prémunis contre toute attaque susceptible d’avoir des conséquences désastreuses comme le font dans d’autres pays, les enlèvements en l’occurrence,

Cependant, dans ce cas de figure, les choses ont pris une tournure différente, inimaginable mais combien éprouvante pour les membres de sa famille qui ne savent plus à quel saint se vouer pour procéder au rapatriement de la dépouille de leur enfant, mort depuis plus d’un mois  sans que personne n e lève le petit doigt pour prendre en charge son transport pour y être enterré, Ses frères qui nous ont contacté nous déclarent qu’ils ont pris attache avec le Consulat algérien, actuellement basé à Gafsa en territoire tunisien à cause, justement de la guerre qui se déroule en Libye, mais le personnel du Consulat semble ne rien pouvoir faire, préférant renvoyer la balle auprès du Ministère des affaire étrangères, Ce dernier sollicité par la famille du défunt les renvoie à on tour au consulat et cette situation perdure à ce jour, Selon l’un des frères de la victime, il nous déclare : «  L’un des fonctionnaires du consulat nous a fait savoir que le dossier de la victime est bien ficelé, nous attendons juste l’aval du ministère de tutelle pour qu’il nous donne le feu vert pour le rapatriement du corps, c’est une question de temps qui va se régler dans un avenir assez proche », une aberration quand on sait que le le cadavre gît dans la morgue presque depuis deux mois et qu’il suffit d’une simple autorisation gouvernementale émanant des services de ce consulat pour ramener cette dépouille à ses parents sur le sol algérien, à plus forte raison que la mort de celui-ci ne présente aucune difficulté ou de doute  exigeant des enquêtes ou autres vérifications, notamment au vu des circonstances que vit la Libye,

Cela est d’autant plus insupportable pour les parents de la victime qui vivent depuis l’annonce de son décès dans une situation invivable, d’abord à cause de son décès mais aussi de ne pas avoir la possibilité de l’enterrer dans sa ville natale auprès des siens, Pire,la situation est tellement tendue et àla limite inqualifiable que les cinq frères de la victime n’ont as daigné annoncé la mort de leur frère à leur mère,la laissant dans une ignorance qui les culpabilise jour et nuits et cela depuis presque deux mois, l’un deux nous dira : «  Nous ne pouvons lui annoncer cette triste nouvelle, elle qui se fait beaucoup de mourant pour lui en raison de son absence de la famille, Imaginez qu’on lui a annoncer cette nouvelle et que jusqu’à présent elle n’a pas pu voir son fils, elle aurait certainement trépassé elle aussi et au pire, elle aurait eu une attaque qui la clouerait définitivement au lit », Ce dernier , en concert avec ses frères ont décidé de lui annoncer la nouvelle sitôt que les choses seront définitivement été résolues et qu’ils le feront qu e lorsque le cortège funèbre aurait démarré de Libye, prétextant un accident de la route, le but étant d’atténuer la douleur d’une mère qui s’est longtemps privée de la présence de son fils,

Nos interlocuteurs se demandent enfin comment de telles laxismes des autorités en pareilles circonstances peuvent encore persister, surtout que le Président de la République a donné des instructions strictes quand il s’agit de rapatriement des corps des algériens morts en dehors du territoire, surtout que les relations entre les deux pays revêtent un caractère de respect réciproque et que dans tous les cas de figure, la mort de Aouadi est naturelle et n’est sujet à aucune entourloupe née d’une guerre fratricide et où l’Algérie a un poids important et donc un mot à dire avec l’ensemble des autorités de ce pays,

la douleur et le drame de cette famille est incommensurable, difficile à contenir,pire en s’étalant sur une longue période, chaque minute compte,

Que les autorités de notre pays interviennent avec célérité pour un dénouement qui permettra à cette famille de faire son deuil et surtout pour la maman de faire face au départ d’un fils qu’elle n’aura sans doute pas le temps de le voir,même mort, au vu de la date de son décès , certainement la dépouille aurait connu des changement pas très beaux à voir ou à faire voir,

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