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Les poumons, le point Zéro pour le Covid-19 Annaba a-t-elle vers un re-confinement ?

La date du 11 mars, représente le jour d’une panique mondiale, qui s’est manifestée ” le nouveau Coronavirus, appelé par l’OMS le COVID-19″. Ce dernier a fait ravage.

Tous les médias en parlent ; plusieurs pays ont pris la courageuse décision de confiner tous les citoyens ; des dizaines de milliers de personnes infectées.

À Annaba, le virus s’est installée, précisément le 16 mars, où le premier cas positif au Covid-19 a été enregistré. Aujourd’hui et après plusieurs étapes et décisions, la wilaya d’Annaba est à 160 cas positifs qui sont isolés dans les hôpitaux et 7 cas en réanimation, dont deux parmi eux intubés, selon la déclaration du directeur de la santé M. Damech.

Un nombre qui ne cesse d’augmenter, et ce, depuis le déconfinement partiel de la wilaya. Chose qui est sûre, c’est que la situation n’est plus sous contrôle pour la wilaya d’Annaba, c’est du moins ce que laisse penser une récente publication sur Facebook de la cheffe du service de microbiologie du CHU d’Annaba, Pr. Sabrina Nedjaï, ” Aujourd’hui, on est passé de l’étape de la sensibilisation vers l’étape de, que chacun assume les conséquences de ces actes. Mon Dieu j’ai conseillé. Mon Dieu soit mon témoin “.

Une situation perplexe et dangereuse, chose qui a rendu le poids psychologique très lourd à porter pour les habitants d’Annaba, et ce, à cause de l’inconscience de plusieurs citoyens qui ne portent ni bavettes ni appliquent   la distance de sécurité, comme-si le virus n’existait pas.

Depuis la première ouverture des commerces, la cour de l’hôpital était bondée de monde et les sirènes des ambulances retentissaient en permanence. Pour cela, les responsables de la DSP ont été obligés d’ouvrir l’hôpital d’El-Hadjar et Ain El-Berda, et ce, pour réduire la pression.

Selon le premier responsable du secteur de la santé ” On est à presque 4 mois de l’existence de l’épidémie, mais jusqu’à aujourd’hui il y a des citoyens qui ne croient pas à cette existence “.

La même source prévoit le re-confinement pour la wilaya d’Annaba, si les gens continuent à sous-estimer la pandémie et si les cas continuent à se multiplier.

Bien dommage, la wilaya d’Annaba allait auparavant vaincre ce virus, si la population avait respecté les gestes barrières et le confinement, malheureusement on est là aujourd’hui, le mal est fait et on doit faire avec.

Les poumons : le point Zéro

Remarquant sur la toile que la majorité des citoyens pose trop de questions au sujet de ce virus, alors, pour en savoir plus et comprendre comment ce dernier fonctionne voici donc quelques détails importants présentés par les scientifiques de National Géographic et l’OMS à ce propos ” Pour la plupart des patients, le COVID-19 commence et se termine dans les poumons, car tout comme la grippe, les coronavirus affectent les voies respiratoires.

Ils se transmettent généralement lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, ce qui propulse des gouttelettes qui peuvent transmettre le virus aux individus se trouvant à proximité. Les coronavirus provoquent également des symptômes rappelant ceux de la grippe ; fièvre ou toux qui évoluent ensuite vers une pneumonie ou pire.

Lors de l’épidémie de SRAS, l’Organisation mondiale de la santé avait indiqué que la maladie attaquait généralement les poumons en trois phases : réplication virale, hyper-réactivité immunitaire et destruction pulmonaire.

Tous les patients n’ont pas connu ces trois stades ; à vrai dire, seuls 25 % des malades du SRAS ont souffert d’une insuffisance respiratoire, l’affection propre aux cas les plus sévères. De la même façon et selon les données communiquées à ce jour, le COVID-19 provoque des symptômes modérés pour 82 % des cas environ, les 18 % restants étant atteints d’une forme sévère ou critique de la maladie.

En creusant un peu, on s’aperçoit que le COVID-19 semble suivre d’autres tendances du SRAS, indique Matthew B. Frieman de l’école de médecine de l’université du Maryland, auteur de différentes études sur les coronavirus hautement pathogènes.

Dans les premiers jours d’une infection chez l’Homme, le COVID-19 envahit rapidement les cellules pulmonaires. Ces cellules se classent en deux catégories : celles qui produisent le mucus et d’autres, dotées de petits filaments semblables à des poils appelés cils cellulaires.

Malgré son aspect peu ragoûtant en dehors du corps, le mucus joue un rôle crucial dans nos poumons, il aide à protéger le tissu pulmonaire contre les agents pathogènes et veille à ce que notre organe respiratoire ne s’assèche pas. Les cellules ciliées s’agitent autour du mucus et se débarrassent des débris comme le pollen ou les virus.

Comme nous l’explique Frieman, le SRAS avait tendance à infecter puis tuer les cellules ciliées dont le détachement contribuait ensuite au remplissage des voies respiratoires du malade par des débris et des fluides. Il suppose d’ailleurs que le nouveau coronavirus suivrait un processus similaire, car les premières recherches sur le COVID-19 ont montré que de nombreux patients développaient une pneumonie dans les deux poumons, accompagnée de sjcomme l’essoufflement.

Vient ensuite la 2e phase avec l’entrée en jeu du système immunitaire. Stimulé par la présence d’un intrus viral, notre organisme se lance dans la bataille contre la maladie et inonde nos poumons de cellules immunitaires, afin de limiter les dégâts et réparer le tissu pulmonaire.

En fonctionnement normal, ce processus inflammatoire est mené avec précision et se limite aux régions infectées mais, parfois, notre système immunitaire sort de ses gonds et ces cellules détruisent tout sur leur passage, y compris les tissus sains.

« Finalement, la réponse immunitaire cause plus de dégâts qu’elle n’en corrige, » poursuit Frieman. Les poumons sont obstrués par davantage de débris et la pneumonie s’aggrave.

Pendant la troisième phase, la détérioration se poursuit dans les poumons et peut mener à une insuffisance respiratoire. Si la mort ne les emporte pas, certains patients peuvent survivre avec une défaillance pulmonaire permanente. Selon l’OMS, le SRAS perçait des trous dans les poumons et leur donnait « une apparence de nid d’abeille », des lésions que l’on retrouve chez les patients contaminés par le COVID-19.”

  1. De son côté Le National Eco déclare pour ses chers lecteurs, ainsi que pour toute la population Bônoise « que majoritaires sont ce qui se réjouissent du déconfinement partiel et attendent le déconfinement total avec impatience, mais néanmoins d’autres personnes sont angoissées. Il est bel et bien clair que le retour à la vie normale ne sera pas sans conséquences sur notre psychique et physique. Cependant, ce retour est une nécessité « On doit vivre avec ». On doit vivre avec un risque de contamination, qu’on peut également éviter le plus normalement du monde, et ce, qu’avec notre conscience et avec un esprit de responsabilité envers nous et l’autrui. Sur ce, « Portez vos bavettes, même si la forte chaleur vous dérange, respectez la distance de sociale, même vos amis et vos proches vous manquent et surtout évitez de sortir quotidiennement, si vous n’avez pas une chose importante. En outre, il est préférable d’éviter les transports en commun, ça vous donnera l’occasion de faire du vélo, de faire de la marche. En prenant ces mesures et en se lavant les mains très fréquemment, on limite les risques de contaminations qui ne quittent pas notre esprit. »

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