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L’ ERROA AU SECOURS DU PONT DE BAB EL KANTARA UNE PROUESSE TECHNIQUE, UN ENGAGEMENT SANS FAILLE POUR VENIR À BOUT D’UN PONT AU BORD DE LA DESTRUCTION

Le défi est majeur dans cette période de disette pour réparer, c’est le cas de le dire d’un pont  qui accuse de sérieux problèmes de dégradations, nécessitant des crédits importants sauf qu’en pareilles situations, ce sont nos entreprises dites, citoyennes qui relèvent ces défis. A quand les pouvoirs publics reconnaîtront leurs mérites mais surtout, séparer le bon grain de l’ivraie

 Tous les citoyens de la ville ignoraient que leur pont de Bab E Kantara était dans une situation alarmante à plus d’un titre. Petit en comparaison aux autres ponts avec moins de trafic, ce dernier était en réalité  en grand danger. A ce titre la direction des travaux publics a ainsi lancé un avis d’appel d’offre pour sa réfection au vue d’une première expertise qui a démontré que le pont ne pouvait plus supporter une telle usure et détérioration, synonyme de destruction . L’enjeu était de taille pour conserver ce magnifique ouvrage d’art, considéré à juste titre comme un patrimoine. En effet, et sur le site même, nous avons constaté un nombre impressionnant d’engins de travaux publics au beau milieu du pont, une image que beaucoup de citoyens craignaient que le pont allait être soutenu par des piliers de fortune ce qui enlèverait tout son charme comme nous le déclare l’ingénieur en chef et patron de l’entreprise qui a en charge la réfection du pont, Rafik Bouhelali;il nous dia à ce sujet : «  Effectivement les citoyen jaloux de leur pont ont accourus vers nous pour nous demande des explications quant  notre intervention sur le pont et nous les avons rassurer que le travail qui est entrain de se faire est très technique pour conserver le pont et le consolider ».

cependant, dans les faits, les choses semblent plutôt compliquée, puisque, en plus de l’état de dégradation avancé de l’ouvrage, c’est surtout l’inaccessibilité de certains points du pont en dessous qui pose un séreux problème et les méthodes de codage usité dans des cas similaires restent aléatoires, mais plus encore, prendront un temps énorme. En effet, la première expertise a fait ressortir quelques détériorations du béton, devenu friable, sauf qu’après constatation de l’état réel du pont en accédant  ces endroits sensibles, la donne a pratiquement changé pour effectuer des travaux en profondeur. Cette deuxième expertise, si on peut la considérer comme telle a été possible grâce à la persévérance et l’ingéniosité d’une équipe jeune, pétris de qualités et de compétences, non sans un grand sens de patriotisme en innovant carrément en une plate-forme qui permet aux ouvriers et techniciens d’accéder au moindre recoin du pont. Notre inter locuteur nous explique à ce sujet : «Conscient des dangers que peuvent représenter ces dégradations, nous étions dans l’obligation d’inspecter minutieusement chaque recoin de l’ouvrage, surtout que son arche principale a été refaite en 1924, puisque le pont, lui a été construit en 1864. Avec l’érosion naturelle des éléments, il fallait s’y attendre à de telles altérations et de poursuivre avec grand intérêt : « Il faut savoir que cette plate-forme dont nous disposons est unique au monde, c’est une première et cela a été le travail, d’abord avec un bureau anglais en collaboration avec nos ingénieurs pour l’étude et la conception de cette innovation, mais la réalisation de cette machine a été l’œuvre de nos techniciens qui ont réussi une prouesse technique de haut niveau que l’on considère comme un véritable transfert de technologie ». C’est cette machine qui a permis aux ingénieurs de la société ERROA d’établir un vrai diagnostic, diagnostic qui suppose de facto des avenants. Malheureusement, on append de note interlocuteur que le projet ne peut être réévalué malgré la découverte d’autres failles du pont qui nécessitent des travaux supplémentaires ainsi que de matériaux, ce qui suscite quelques inquiétudes quant à cette réfection qui risque, par manque d’additifs financiers compromettre tout le travail accompli, avec à la clé, la mise en danger du pont mythique d’El Kantaa, fierté de tout un pays. « Non », répond notre jeune ingénieur qui nous rassure en déclarant : «  C’est un réel problème cette histoire de deuxième expertise ayant engendrée d’autres failles, donc d’autres dépenses assez conséquentes, mais note devoir d’accomplir un travail complet et total est un principe capital qui nous oblige à affronter toutes ces difficultés, quitte  le prendre sur nous ». Un geste hautement symbolique et courageux qui nous renseignent, d’abord qu les capacités de nos jeunes élites, mais aussi de leurs convictions propres qui mettent en avant l’intérêt du pays avant toute autres considérations, ce qui n’a pas été le cas pour toutes ces entreprises étrangères qui ont bénéficié de grandes largesses en empochant des sommes faramineuses pour de piètes résultats,  l’image de COJAAL ou encore ANDRADE GUITEREZ à l’instar de quelques autres entreprises privées algériennes qui ont eu les mêmes faveurs, imméritées au demeurant.

Concernant les travaux déjà entrepris, il y a eu la partie chaussée qui a été consolidée en permettant un écoulement des eaux plus fluide, ainsi que le consolidation des appuis du pont et bien sur la protection du béton. Le nettoyage a été aussi un élément important , puisque c’est surtout d’un traitement spécial qu’il s’agit en ce sens qu’il a été appliqué une solution, dite hydrofuge qui donne une plus grande imperméabilité aussi bien à la pierre qu’au béton.

Notre interlocuteur nous informe qu’ils sont en phase finale du projet d’une durée d’une année, toute au plus  et que le pont sera consolidé, retapé pour de longues années au grand bonheur des constantinois mais aussi pour tous les algériens soucieux de leurs patrimoines.

Cependant, nous ne manquerons pas de signaler que de lavis d’experts en génie civile, la situation des travaux publics en Algérie et particulièrement les ouvrages d’arts connaissent une situation chaotique au risque de voir de nombreux édifices promus  la destruction. Le manque de suivi et d’entretiens périodiques de ces édifices, le manque de confiance dans nos compétences nationales sont autant de facteurs aggravants d’une situation que le nouveau ministre du secteur, spécialiste en la matière devra en tenir compte pou préserver ce qui nous a coûté les yeux de la tête. Certes, la situation économique du pays n’est pas reluisante, mais la sécurité, elle, est aussi importante, car il y va de la vie des gens. Quand nos routes, nos autoroutes, nos ponts sont ainsi livrés aux éléments de la nature,pire, lorsque pour beaucoup d’infrastructures ont été réalisées  par une horde de voyous, l’on est en droit d’avoir des inquiétudes.

Nous aurions préféré avoir l’’avis de la direction des travaux publics, mais l’administration ne travaille pas le samedi, donc, cela n’a pas été possible.Une permanence pour le suivi des travaux de la part du maître de l’ouvrage aurait été souhaitée,mais…

N;BENOUAR

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