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Réforme économique/Patronat citoyen Exécuter rapidement les décisions prises en haut lieu

Les actions engagées par le président de la république et le gouvernement,  saisissent la portée qu’aujourd’hui,  l’intérêt est économique et aucun pays ne se développe sans une économie forte, d’où la volonté  des pouvoirs publics de porter secours à l’économie nationale en prenant des décisions courageuses et urgentes qui s’adaptent à la situation sanitaire actuelle.

Pour arriver à cette fin, le président de la confédération Algérienne du patronat citoyen(CAPC) a appelé à une exécution rapide de toutes les décisions relatives aux opérateurs économiques prises en haut lieu, notamment en cette période de crise sanitaire.

Ainsi les banques et les administrations publiques, sont appelées pour exécuter rapidement les décisions du gouvernement et de bannir la bureaucratie qui entrave l’application des directives, en faveur des entreprises au moment où certaines d’entre-elles, risquent de disparaitre en raison de la pandémie de coronavirus.

« La volonté pour accompagner les opérateurs économiques et les entreprises existent en haut niveau, mais le temps perdu par l’administration pour appliquer ces décisions peut couter cher aux entreprises et par ricochet à l’économie nationale  ainsi- qu’à  la trésorerie publique »a indiqué Mohamed Samy Agli sur les ondes de la radio nationale.

Pour illustrer ces propos Mr Agli a cité en exemple l’administration fiscale qui appelle déjà au paiement des différés du mois d’Avril au moment où il a été décidé d’un report du paiement des charges et impôts pour une période de trois mois, en faveur de ces mêmes entreprises, car leur trésorerie ne leur permettre d’honorer ou supporter ces charges.

D’où la nécessité pour les banques d’accompagner naturellement les opérateurs économiques avec des différés à taux bonifiés, sans attendre l’intervention  des pouvoirs publics «  a soutenu la même source.

La situation sanitaire et ses incidences économiques nécessitent une prise de conscience collective car cette dernière s’impose et les instructions du président de la république, liées à l’établissement d’une évaluation juste et réelle des incidences de la pandémie de Covid19 sur l’économie nationale, mettront, certainement, en relief la réalité amère et la complexité de la situation économique du pays.

‘’Le bilan de la situation qui sera dressé, conformément aux instructions du premier magistrat du pays, sur l’évaluation des incidences constituera un préalable, établi d’une manière fiable ‘’ a indiqué ce responsable.

Celui-ci a annoncé également qu’il est très difficile de se prononcer en terme de chiffres, d’où la nécessité d’un travail de concertation qui doit être engagé par le gouvernement avec les partenaires sociaux et économiques.

Par ailleurs, le président de la CAPC a tiré la sonnette d’alarme sur certains secteurs, à l’exemple du BTPH et du tourisme qui ont été très impacté durant deux années successives.

Une situation qui s’est répercutée par une perte de 80% de leur chiffre  d’affaire.

Elle est  due essentiellement à l’arrêt des projets pour le premier qui a  enchainé une seconde année difficile après celle de 2019 qui est quasi –Blanche en terme de croissance, et ce ,en raison de la situation politique du pays qui a prévalu durant cette période.

La seconde année a été marquée par la fermeture des frontières suite à la crise sanitaire qui secoue le monde pour le second.

Dans ce sillage , le patron de la CAPC ,a insisté sur l’accompagnement de ces secteurs et autres, pour le maintien de l’activité économique avec un minimum de trésorerie et la préservation des postes d’emploi, afin de maintenir le pouvoir d’achat, considéré, comme la locomotive de l’économie nationale.

S’agissant des perspectives, Mr Agli estime qu’il faut dès à présent penser et réfléchir à l’après Covid-19 et la capacité des entreprises à supporter les conséquences de cette crise sanitaire.

Tout en saluant le fonds de compensation annoncé par le ministre des finances en faveur des PME/TPE, Mr Agli a souligné que ce dernier ne concerne qu’une catégorie des entreprises, au moment où la situation nécessite un combat collectif ou tout le monde doit contribuer , que ce soit le gouvernement, les partenaires sociaux et les opérateurs économiques, car les gros employeurs ont besoin d’une reprise économique.

Ainsi il est devenu nécessaire de profiter de la situation actuelle, pour introduire  de véritables réformes économiques, en bannissant le système qui a mis le pays à genou et aller vers un modèle économique fondé sur la concurrence loyale.

« Les réformes préconisées doivent porter sur le rétablissement de la confiance entre l’administration et les opérateurs, la réforme du système bancaire et fiscal, la digitalisation, la pénalisation de la bureaucratie qui nuit à l’économie nationale, l’amélioration du climat des affaires pour attirer les investissements directs étrangers (IDE) et le drainage de l’argent de l’informel vers les circuits bancaires.

Ceci permettra aussi, au pays d’être un acteur économique important  qui devient ‘’une obligation  dans le sillage de la concurrence économique entre les pays » a souligné le président de la CAPC.

Le même intervenant a conclu que les opérateurs économiques sont alignés sur plusieurs propositions  qu’il compte remettre au gouvernement lors de la prochaine tripartite.

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