Actualités 

ANEP : 5000 milliards de dinars partie en fumée

Dans une interview accordée pour les deux quotidiens El Watan et El Kahabr, Ouanoughi a fait référence à une mauvaise gestion et dysfonctionnement de l’ANEP la rendant comme « un géant aux pieds d’argile».

Mr Ouanoughi  a fait savoir que  des créances anciennes de 5000 milliards, sont définitivement perdus car sa  datent des années 90» a-t-il fait savoir.  sont irrécouvrables pour avoir dépassé les délais de prescription. Ce qui laisse le PDG dire que «la régie publicitaire et recouvrement n’a pas fait son travail, autant dire qu’elle n’a pas du tout fonctionné» ainsi que 4300 milliards de centimes, plus ou moins recouvrables il souligne que «Depuis ma nomination, j’ai constitué quatre groupes de travail de recouvrement, à l’Est, à l’Ouest, au Centre et au Sud». Le président directeur général de l’ANEP souligne que dans un premier temps, l’objectif est d’abord de faire un rapprochement entre les services de l’agence et les clients.

Selon lui, c’est la pandémie de la Covid -19 qui a retardé un peu son plan d’action. Bien décidé à aller jusqu’au bout des choses «quoi que cela puisse lui en coûter», le patron de l’ANEP affirme avoir quatre appuis : «La volonté, la
protection de Dieu, un conseil d’administration très fort et le soutien indéfectible du président de la République qu’il lui avait demandé à sa nomination de faire vite et bien et sans arbitraire». «C’est incroyable ce qui s’est passé à
l’ANEP», lance son PDG qui parle d’«une transgression grave des lois, d’un recrutement qui n’obéit à aucun critère de compétence et de rendement». «Le résultat est là», souligne Larbi Ouanoughi qui compare l’ANEP à «une casmate ».

Selon des enquêtes qui sont menées par les services de la gendarmerie et de l’inspection des finances, ce mauvais recouvrement est volontaire, et le PDG  de l’ANEP doute sur des malversations. «On n’a pas trouvé la trace des bons de commande qui ont disparu». Laissant penser que «les documents en question ont été sciemment et volontairement détruits». Ce qui constitue un « agissement grave», a-t-il considéré.

LES CONFLITS D’INTÉRÊTS ET LA VILLA D’EL BIAR
Pour Larbi Ouanoughi, l’Agence était une niche de la corruption et de la gabegie. Les dossiers son lourds, lâche-t-il, en soulignant que d’anciens directeurs ont pris des décisions impensables. Le symbolic de cette gabegie, indique-t-il encore, est la villa louée par l’ANEP à El Biar pour 30 millions de centimes par mois pendant deux ans, sans qu’on n’en connaisse le bénéficiaire. Pour se défendre, les anciens responsables disent tous qu’ils ont reçu des instructions. «De qui ? De Saïd Bouteflika, le frère cadet de l’ex-Président ? Du ministre de la Communication ? D’Ali Haddad ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que tout ce beau monde gérait l’ANEP», soutient Larbi Ouanoughi, révélant que l’ancien ministre de la Communication, Djamel Kaouane, figure dans le registre de commerce du groupe Le Temps de Ali Haddad. «Le conflit d’intérêts est flagrant», estime le PDG de l’ANEP. Selon lui, le ministre en question était en même temps dans la fonction publique et dans une entreprise économique privée. Même la fameuse villa d’El Biar, c’était en son temps, précise Larbi Ouanoughi qui souligne que «les cadres de l’ANEP sont des victimes». Il y en a eu, révèle-t-il, ceux qui étaient nommés avec effet rétroactif. Notre interlocuteur parle également d’un autre cas de conflit d’intérêts. Il s’agit de l’ancien DG de l’ANEP, Amine Ichikr, dont l’épouse est propriétaire du journal Reporter qui a bénéfi cié entre 2016 et 2019 d’une manne publicitaire de 54 milliards de centimes.

Related posts

RSS
Facebook
Twitter
LinkedIn