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CONSEIL DES MINISTRES, SPECIAL REVISION DE LA CONSTITUTION LE CHOIX DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LA LEGALITE, RIEN QUE LA LEGALITE,

C’est hier que s’est tenu le conseil des ministre, exclusivement pour débattre du prochain référendum qui aura à trancher sur le devenir du pays par le truchement d’une loi fondamentale, revue et corrigée. Des propositions émanant de différents partis, personnalités publiques et citoyens, ont été examinées à la loupe par la commission Laraba, d’où une mouture qui semble être fin prête pour son adoption par ce même conseil des ministres.

Sur ce point, le Président de la République, garant du respect de cette même loi fondamentale, se devait de suivre à la lettre les procédures contenues dans la constitution actuelle, malgré toutes les contradictions qui y figurent. C’est ainsi, qu’après adoption, le Président soumettra ce projet aux deux chambres comme le stipule la constitution et ce sera  un gage de bonne gouvernance, n’en déplaise aux anarchistes, peu soucieux du respect des règles établies.

C’est la particularité de ce référendum qui aura le mérite de faire un saut qualitatif quand à la réalisation des vœux chers à tout algérien, désireux de sortir de cette médiocrité qui affecté lourdement leur vie où les tares s’accumulaient chaque jour que Dieu fait pour se retrouver dans une précarité, à l’origine de l’affaiblissement de l’Etat.

Les récentes déclarations ou plus exactement les révélations du sulfureux député et non moins vice président de l’assemblée nationale sur les pratiques maffieuses pour l’obtention d’un siège, ont tout simplement confirmé tout le mal qui a gangréné les institutions du pays. C’est ainsi que des voix s’élèvent pour dénoncer et rejeter le parlement en l’invitant à déposer sa démission au même titre que la chambre haute. Une revendication légitime si l’on revient un peu en arrière pour comprendre un peu plus comment nos lois et nos règlements ont été votés. Complaisance, incompétence, cynisme, voire trahison, ont été les maîtres-mots de pratiques maffieuses par des maffieux, alors qu’il s’agissait du devenir de tout un pays.

Cependant et c’est là la complexité du problème, l’on ne peut dissoudre ces deux chambres aussi facilement parce que la corruption les a affectée, à plus forte raison dans un contexte si particulier, puisqu’il s’agit de tout corriger et le projet de la révision de la loi fondamentale constitue le meilleur remède pour venir à bout d’une pathologie si dangereuse et combien compromettante, la corruption dans les plus hautes sphères de l’Etat. Dans ce cas de figure, c’est cette notion « des deux pires, on choisit le moindre » qui semble être retenue par le premier magistrat du pays. En effet, comment peut-on concevoir un référendum sans l’aval des institutions du pays, surtout que ces mêmes institutions seront bel et bien dissoutes d’elles-mêmes, à la faveur des résultats qui auront raison de toute cette gabegie. La patience doit être de rigueur pour tous les acteurs politiques qui doivent plus se porter sur les prochains débats et se préparer activement pour la réussite de ce grand rendez-vous électoral, le but étant de se projeter dans un avenir plus serein.

Toutes ces gesticulations et autres  activismes stériles ne feront que le jeu de ceux qui ne veulent pas affronter les problèmes que nous ont laissés les parrains de la Issaba, c’est un véritable test pour les vrais patriotes qui devront user de toute leur énergie pour tourner l’une des pages les plus sombres de notre histoire. Les autres, partisans du moindre effort, spécialistes de la stagnation, férus de la galerie, plus soucieux de leur égo, adopteront les mêmes attitudes. Pourtant, la véritable trouvaille du Président de la République a le mérite d’être claire   : «  la société civile est le premier interlocuteur de l’Etat ». Comme une sentence qui doit inciter toute la classe politique à revoir sa copie, tant leur représentativité auprès du peuple a été terriblement affectée pour voir tous ces partis discrédités, y compris les plus en vue. Le citoyen, toujours en avance a donné son verdict pour rejeter tous ces politiques qui n’ont, finalement, rien prouvés si ce n’est de l’accointance et la politique de salons feutrés, non sans de rémunérations colossales les mettant à l’abri de tout besoin, contrairement au citoyen lambda qui doit, lui survivre au milieu d’une faune sauvage.

Le Président a fait son choix, tout doit être fait selon les lois de la République et c’est à l’issue de ce référendum que les choses sérieuses auront un véritable impact sur la vie des algériens. Avec cette nouvelle constitution, plus rien ne sera comme avant. La représentation populaire se fera selon des compétences avérées et confirmées par le peuple et c’est ce même peuple qui choisira librement ses représentants sur des bases solides, loin de toute compromission. C’est ce jeu démocratique qui fait peur aux actuels acteurs politiques qui se sont accommodés avec les anciennes pratiques. L’opposition, si elle accuse de véritables tares, c’est à cause de ces pratiques qui ont permis à cette même opposition de se complaire dans un marasme dans toutes ses formes pour ne rien faire, sinon, accompagner cette médiocrité, c’est de la paresse.

Le premier novembre de cette année sera un rendez-vous crucial pour l’avenir du pays. Ce sera le prélude d’un changement en profondeur de notre façon de gérer le pays sur des bases solides mais surtout garantes du bon fonctionnement de nos institutions, le reste n’est que supputation et polémique qui freinent l’évolution des choses. Qui a peur du changement si ce n’est que celui qui se complait avec l’opacité, seuls, les braves, les audacieux et les téméraires acceptent de relever de vrais défis comme le furent nos valeureux martyrs. L’esprit révolutionnaire en Algérie n’est pas un vain mot ou une vue de l’esprit, l’histoire est là pour nous le rappeler, sauf pour ceux qui feignent de l’ignorer. Il y aura toujours des brebis galeuse, mais, encore l’histoire nous a appris que ce sont les braves qui ont toujours gagné.

N.BENOUAR

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