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Encore les gardiens de parkings gardés imposant leur diktat à annaba

 Les jeunes gardiens de parkings gardés sont de plus en plus nombreux à Annaba ville, au grand désarroi des automobilistes.  Pullulant dans toutes les quartiers de la ville d’Annaba, ces parkings gardés sont livrés à l’anarchie et au diktat de jeunes gardiens désœuvrés, souvent autoproclamés. 
«Nous ne savons pas qui est gardien et qui ne l’est pas », cette déclaration d’un automobiliste est révélatrice du désarroi des propriétaires de véhicules, obligés bien malgré eux, de se plier à la loi de ces bombeurs de torse et porteurs de batte. Bien que dans certains quartiers, des autorisations d’exercice sient délivrées à des jeunes gardiens de parkings, l’anarchie a toujours pignon sur rue. Dès que vous garez votre véhicule, un porteur de gourdin, se faisant passer presque pour un gardien de la paix, sans gilet, ni carte, ni ticket, ni autre indice attestant qu’il est auxiliaire de la mairie, bondit de quelque coin pour vous sommer de lui verser la thune. « J’ai l’impression que les tarifs pratiqués sont tributaires de l’humeur du jour et de la tronche du client. Car cela m’est arrivé de payer 50, 60 et même 100 da pour une même portion de trottoir, affublée pompeusement de parking », s’insurge un citoyen qui a été contraint de stationner au niveau du siège de la CNAS. Si ce n’est pas du racket, fulmine-t-il, ça y ressemble fort. Et si l’automobiliste ose lui demander un quelconque justificatif en contrepartie d’un ticket, il lui fera entendre des vertes et des pas mûres. Une réplique qui jette le doute, ne laissant pas moins deviner que des responsables de certaines municipalités s’acoquinent avec ces « collaborateurs » de l’ordre public. Comme quoi, vous faire soustraire des picaillons au nom de la loi est justifié. Bien que des efforts soient consentis depuis la dernière décennie, les insuffisances dans le traitement des clients reste,  souvent,  à désirer selon plusieurs conducteurs qui n’arrivent pas à justifier cet état fait.         « L’Etat doit réaffirmer son autorité et sa fermeté quant à l’éradication de cette anarchie, par des mesures strictes d’encadrement de cette activité », suggère un automobiliste en faisant remarquer, au passage, que toutes les tentatives amorcées dans ce sens ont fait choux blanc. Où que l’on se trouve,  c’est le même décor qui s’offre au malheureux conducteur qui, dans la plupart du temps,  se voit obligé de se plier au diktat de ces gardiens de parkings.
Assia.M

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