Actualités Éditorial 

MARIA FAVRE LA CHARITABLE MÈRE THÉRÉSA DE BÔNE

Si j’ai fait cette chronique en hommage posthume à la chrétienne Maria FAVRE, c’est qu’elle fut toute sa vie durant, charitable envers les pauvres et les animaux abandonnés
Elle était vraiment la Mère THÉRÉSA DE BÔNE !
Maria FAVRE était une femme du peuple et vivait modestement. Cette âme charitable, bonne et généreuse dont toute l’existence ne fut qu’une longue pratique de la charité, à sa mort on lui dédia une Place.
C’était la Place Maria FAVRE, actuellement Ahcene NOURI, appelé communément le ” rond point d’El-Hattab “.
Maria FAVRE était une humble mercière qui tenait boutique à l’extrémité de la rue Gambetta ( Ibn-Khaldoun ), sur le côté droit en montant sur le Cours de la Révolution, plus exactement à l’emplacement actuel des commerces Donyazed, appartenant à hadj Zidane Manseur.
Tout ce que lui rapportait son modeste commerce, servait à secourir les malheureux et les animaux abandonnés, malades ou mourant de faim. La mercerie était plus souvent remplie de ces pauvres êtres malheureux que de clients ! Et pourtant, elle parvenait avec le peu qu’elle gagnait à soulager bien des misères !
Elle se sacrifiait pour ne penser qu’aux autres hommes et bêtes.
Elle fut à Bône, la première adepte de la Société Protectrice des Animaux. À l’époque où elle vivait, selon les historiens, le quartier était loin d’être ce qu’il est actuellement.
C’était l’extrémité de la ville que la porte des Karezzas, séparait d’une campagne marécageuse et sans attraits, traversée par la route nue, triste et déserte le plus souvent, de Sidi BRAHIM.
Cette route autrefois, avait été la seule voie d’accès permettant d’entrer en ville, en venant de Constantine, de Skikda ou d’El-Kala.
Plus tard, le déplacement du lit de la Boudjimaa, et la construction d’un pont ( gantrat Hafiz ) sur la Seybouse, avaient permis d’ouvrir la route de Guelma par la Porte d’Hippone, et de faire arriver la route d’El-Kala jusque sur le port.
Quelques années après la mort de la charitable mercière, on en vint à démolir la Porte des Karrezas, par la suite de la suppression de l’enceinte, la municipalité avait aménagé à la hâte et sommairement, un rond point à l’endroit même où était l’ancienne Porte, et le Conseil municipal de l’époque, avait décidé de donner à cette Place, le nom de Maria FAVRE pour perpétuer le souvenir de la bienfaitrice du quartier.

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