Éditorial 

LA VACCINATION CONTRE LA COVID, L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

LA COVID A DEVOILE TOUTES LES FAILLES DES POLITIQUES

Quand on voit tous les couacs de certains pays qui ont du mal à opérer à des vaccinations de masses, on a tendance à s’inquiéter sur la nôtre qui risque de poser de sérieux problèmes.

Déjà que le Président de la république n’était pas content de son exécutif et qu’il l’a bien signifié lors du dernier conseil des ministres, la nouvelle année ne s’annonce pas si simple quant aux défis qui attendent notre pays et tous, autant qu’ils sont, sont déterminant pour une stabilité, longtemps affectée.

En matière de vaccination, la France, ce grand pays qui a tout prouvé dans le domaine de la santé, trouve énormément d’obstacles pour mener à bien cette mission, si vitale et si urgente. D’ailleurs, toute la classe politique française et la presse, ne cessent de fustiger leur président qui n’a pas encore trouvé de solution. Pourtant et dans un passé assez récent, ils avaient bien organisé la vaccination contre le H1N1 qui était, elle aussi très importante. Les explications se trouvent selon des observateurs avertis dans le politique. En un mot, s’il y a eu des défaillances, ce n’est pas tant la vaccination qui pose problème, mais bel et bien la politique du président et de son staff qui accusent des réticences dues à des prévenances qui n’ont raison d’être.

C’est ce qui semble être le cas pour l’Algérie, avec son lot d’instabilité politique où toute la classe bouillonne  et ne sait plus à quel saint se vouer.

Ni le gouvernement, ni l’opposition et encore moins la société civile n’arrivent à s’entendre sur un minima et sans un consensus, toute action, combien même, elle est bénéfique, est réduite à l’échec.

Cette politique d’attentisme et de grande méfiance ne peut aboutir à des résultats probants, ce qui engendre forcément une stagnation et une léthargie qui commence à susciter bien des inquiétudes.

Malgré une nouvelle constitution garante d’une certaine forme de liberté et malgré la bonne volonté du président à en finir avec un système archaïque, mais surtout autoritaire et corrompu, les politiques ne suivent pas, non pas à cause de toutes ces décisions courageuses, mais la peur de se voir discrédités par leurs propres militants, mais aussi vis-à-vis d’une opinion publique déboussolée.

Si cet état de fait est devenu un quotidien difficilement supportable, c’est en partie à cause d’un nombrilisme affiché par certains politiciens qui croyaient détenir la vérité absolue et le Hirak, pourtant béni et ayant abouti à une libéralisation des esprits pour permettre un avenir plus radieux pour notre pays, a eu des effets contraires, notamment sur le plan politique qui n’a pas suivi et qui n’a pas été à la hauteur des espérances du peuple.

Confinés dans leurs idées, pour la plupart conservatrices, ces derniers ne sont pas parvenus à un minima qui permettrait au pays d’aller de l’avant. Chaque partie campe sur ses positions avec la peur au ventre qu’ils font fausse route et devant cette situation caduque, tout espoir est devenu problématique.

Comment démêler cet écheveau qui commence vraiment à irriter tout le monde et de surcroît avec deux crises, l’une sanitaire et l’autre économique, alors que le potentiel du pays a été gravement affecté par plusieurs années de gabegie.

Tout le monde se réfère au premier novembre 1954, c’est bien, mais peu en savent la teneur, car le premier novembre 1954 est avant tout une succession de compromis, de concessions et surtout d’acceptations. Nous sommes dans les mêmes conditions et à ce titre, sans ces vertus qui ont permis à l’Algérie d’accéder à son indépendance, l’avenir ne peut être que sombre qui profitera aux ennemis de toujours.

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