Chroniques bonoise 

VERS QUEL PÔLE AGRANDIR BÔNE ?

Vers la fin du IXX ème siècle, le Centre ville de Bône a été totalement ou presque réalisé.C’est ainsi qu’il y ait eu l’érection de l’hôtel de Ville, de la cathédrale et du Cours de la Révolution.Ils firent cependant l’objet de plusieurs commentaires et de moultes tergiversations.Les opinions citoyennes étaient beaucoup plus contradictoires, en ce qui concerne l’emplacement de l’église.Or, il s’agissait surtout du futur développement de la ville, qui constituait la grande préoccupation des bônois.Il fallait prévoir dans quelle direction le développement devait être dirigé.Selon l’historien Louis Arnaud, il était évident que la ville ne pouvait s’agrandir, qu’en débordant ses remparts à l’Est, vers le Lever de L’aurore et le Rocher du Lion, actuellement cité An-Nasr, ou vers l’Ouest, c’est à dire vers le pont d’Hippone ( Sidi Brahim).D’un côté, la nouvelle ville se serait étendue sur les hauteurs, à mi-côte des Santons, en face de la mer et au dessus du port, que l’on projetait alors de construire au mouillage des Cazarins, qui se trouve être justement l’actuelle grande darse.À l’époque, une grande partie de la population avait opté pour ce projet, qui présentait le double avantage de la beauté du site, et d’une salubrité indiscutable.Mais d’autres, plus réalistes, préféraient la voir se développer vers la plaine, et vaincre les marécages dûs aux débordements de la Boudjima et de Oued D’heb, qui venaient jusqu’au bas du Cours de la Révolution.Les deux projets, on le voit, étaient bien différents : d’une part, le grand air et la salubrité, de l’autre la pestilence et une atmosphère lourde et humide.C’est pourtant de ce côté ci que fût situé l’emplacement de l’église de la cité Auzas, qui marquait définitivement l’orientation de la future poussée de la ville.Du coup, ces terrains marécageux qui avaient été acquis à très bas prix, prirent une valeur imprévue qui ne pouvait aller qu’en augmentant.L’église a donc été construite avant que les remparts qui suivaient à peu près le parcours de la rue du 04 septembre ( CNRA ), ne fussent démolis.Des constructions s’étaient élevées avant la démolition des remparts, à quatre-vingt mètres de l’enceinte de l’ancienne ville.C’est à dire à la limite de la zone de servitude non edifiandi imposée par les règlements militaires.Une large avenue aboutissant à l’église, avait été originairement prévue avec, de chaque côté, de spacieux trottoirs complaintes d’arbres.

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