Chroniques bonoise 

ANNABA / SERAIDI PAR ESCALIERS.

Ils étaient cinq cents ! 700 cents ou 1000 escaliers ?Personne ne connaissait avec exactitude le nombre de marches taillées dans le roc de L’EDOUGH, qui nous menaient de l’actuel hôpital Dorban du Pont Blanc, jusqu’ au terminal du téléphérique, en traversant moults arbres fruitiers des bois.L’historien Louis Arnaud soutient qu’il y avait exactement 750 escaliers selon les employés de la maison fontainiere de l’époque, mais qu’on avait pris habitude à BÔNE de dire les 500 escaliers.À l’époque où Célestin Bourgoin était Maire de Bône de 1870 à 1878, la presque totalité des terres que traversait la promenade, jusqu’au pied de l’Edough, lui appartenait.La limite de ses terres s’arrêtait à la maison fontainiere, près de laquelle commençaient les 500 escaliers créés pour la surveillance et l’entretien de la conduite en fonte qui ramenait l’eau des sources de Seraidi pour alimenter la population bônoise en eau potable.Les cinq cents escaliers qui sont plus de mille en réalité, constituaient le plus grand raccourci pour aller de Bône à Seraidi ( ex: Bugeaud ).C’était tout près de ce point de départ de ce raccourci, qu’était situé l’hospice des vieillards, transformé en hôpital civil après les bombardements de 1942/1943, lors de la deuxième guerre mondiale.Ces escaliers servaient également de sport de montagne avec de grosses mises lors des paris de leur ascension en un temps déterminé.Lorsqu’on était gosses durant les années cinquante, ces escaliers étaient encore visibles et on les arpentait souvent, surtout pour cueillir les fruits des bois et chasser les oiseaux, les pinsons surtout, qu’on piégeait à la glu, près des minces cours d’eau des montagnes.Actuellement il n’en est plus rien.Toute cette belle nature a disparu sous l’agression du béton.Une demie douzaine de cités populeuses ont vu le jour.Et il n’existe plus de vergers de notre enfance ! Ni djenen Khalous, ni djenen fakrouna !Les générations actuelles ne connaissent que les noms des cités qui ont remplacé les jardins et les vergers aux fruits exquis.Ce n’est plus qu’El moukaouma, Oued Forcha, El Fakharine, cité militaire ect…C’est à croire que la nature n’enfante plus que du béton.

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