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Mines/exploitation

Ouvrir la voie aux investisseurs.

L’ouverture du domaine minier implique l’organisation des investisseurs et du  secteur privé  dans des projets efficaces.

Pour se faire, le secteur minier s’oriente vers l’encouragement des petits projets et l’amendement des lois, en vue de le rendre plus attractif et plus flexible.

Il s’agit aussi, de développer les infrastructures minières, de promouvoir les sites de minerais et les exploitations artisanales de l’or.

Ainsi ce secteur s’apprête à ouvrir la voie aux investisseurs Algériens en partenariat avec les étrangers, via les petites et moyennes entreprises(PME),pour réduire les importations et couvrir la demande sur la matière première, destinée aux industries de transformation.

Concernant les critères de sélection du partenaire étranger le ministre des mines a indiqué que  le secteur cible celui qui  possède les  performances technologiques, qui maitrise le mieux l’exploitation minière dont une étude de faisabilité sera lancée dans ce sens.

« Le secteur s’attèle à actualiser le cadre législatif et juridique, notamment la loi 14-05  qui permet de réduire la durée de récupération des fonds de prospection  et permet aux investisseurs, de tirer profit des résultats des opérations de prospection effectuées » a indiqué la même source, invitée  au forum du quotidien ‘’echaab’’.

Mr Arkab  a ajouté à cette occasion, que des ressources sont importées avec des sommes colossales en devises, malgré  la disponibilité de la matière localement, à l’instar du manganèse, du granit et de l’argile.

A ce titre , il est indiqué, que les zones d’ombre renferment d’importantes réserves de matières entrant dans la composition des intrants destinées aux industries, ce qui les érigent, en pole important pour l’activité minière et  qu’il va falloir exploiter à bon escient.

Le ministre a rappelé que son département œuvre à la consolidation des industries manufacturières, en recourant à l’expertise nationale et étrangère qui peut assurer les matières premières entrant dans d’autres industries.

Pour les métaux rares, le secteur vise à prospecter le lithium, indispensable pour les batteries, les batteries rechargeables et les batteries des panneaux solaires à Adrar dans le Hoggar, Tassili et Biskra.

Le diamant dont les minéraux indicateurs ont été trouvés dans les zones volcaniques, notamment à Reggane (w Adrar) n’est pas en reste.

« Cependant la prospection de ce métal rare, requiert des sommes considérables, d’où la priorité est accordée aux  minéraux qui connaissent une grande demande sur le marché » a soutenu le membre du gouvernement.

Aussi, il sera procédé au lancement de 26 importants projets  d’exploitation minière, dont certains ont trait, à celle de matériaux rares, conformément à la convention conclue entre l’agence  nationale des activités minières (ANAM) et l’office national de recherche géologique (ORGM).

« Le projet  de gisement de zinc et de plomb de Oued Amizour dans la wilaya de Bejaia, sera lancé au cours de ce trimestre et ce après l’achèvement  des études, dans le but d’une meilleure préparation de cette opération »a souligné le ministre.

La même source a ajouté que dans le cadre de ces projets, le ministère a mis en place un plan, en vue d’associer les universités dans les grands projets, à travers une convention signée avec le secteur de l’enseignement supérieur.

‘’Cette dernière, concerne  tous les centres et laboratoires au niveau national, portant accompagnement du secteur des mines dans le développement et l’encadrement de ces projets’’ a-t-on estimé.

Saisissant cette occasion, Mr Arkab a fait savoir que la manière de gérer le projet d’extraction de phosphate à Tébessa a été révisée, tout en rappelant que la première étape consiste en l’exploitation de 02 milliards de tonnes de la réserve de phosphate à  Ouled El Hadba et les régions voisines, dans le cadre du cahier de charge qui est déjà prêt.

Dans la seconde, il sera procédé à l’installation de deux usines d’acide phosphorique à Oued El Kébrit (w-Souk-Ahras), puis la fabrication des engrais par le groupe Asmidal  à Annaba.

« Ainsi les pouvoirs publics, vont entamer la recherche d’un partenaire technologique dès les prochaines semaines.

Ce groupe permettra de couvrir la demande nationale avant de s’orienter vers l’exportation »a indiqué le ministre.

Par ailleurs le secteur minier a consacré 220 périmètres pour l’exploitation aurifère.

Parmi ces derniers 92 sont habilités à Tamanrasset et les 128 autres à Illizi.

 Ils sont destinés à la collecte des pierres contenant une grande concentration d’or dans une profondeur de 05 mètres.

Pour se faire le groupe Manajim- El Djazair (MANAL) a créé des banques d’or à Tamanrasset et Illizi, tout en  procédant à la formation des jeunes de ces régions dans ce domaine.

« Dans ce cadre, il a été procédé à la création d’une banque d’or à Djanet et une autre à Bordj- El- Haouès, pour offrir aux jeunes activant dans ce domaine, l’équivalent d’or extrait »a mis en relief l’invité du forum du quotidien Echaab.

Dans le même cadre, Mr Arkab a indiqué, que le secteur des mines a élaboré un programme pour augmenter la production aurifère nationale et couvrir la demande sur ce métal précieux.

L’objectif est d’atteindre une production de 500 kg par an, contre 58 pour l’année 2020 dont 17 ont été récupérés dans le cadre des opérations menées par l’ANP, pour la récupération de l’or brut pillé, exploiter illicitement.

Le ministre a par ailleurs révélé l’existence d’un stock aurifère souterrain estimé à 124 tonnes, particulièrement dans les wilayas de Tamanrasset et Illizi tout en citant  la mine d’Amesmessa dont les réserves dépassent les 45 tonnes.

Ce gisement fait face à des problèmes techniques qui empêchent d’atteindre la profondeur exigée.

« Cette mine a besoin d’un partenaire technologique qualifié pour la prospection à une profondeur de 400 mètres »a indiqué Mr Arkab avant d’ajouter que de nouveaux champs aurifères ont été découverts à Bordj Badji Mokhtar et au Sud de Tindouf.

Le secteur a élaboré entre autre, un cahier de charge et lancé un appel d’offre pour la prospection de 05 mines d’or dans le Sud Algérien.

Cette opération vise, entre autre, à élargir le champ d’exploitation artisanale de l’or en recourant aux experts en matière de prospection et d’exploration.

Saisissant cette occasion, le ministre a rappelé l’interdiction légale de l’utilisation  des produits chimiques tels que le cyanure et le mercure dans l’exploration et l’extraction de l’or.

  Quant aux cartes géologiques qui doivent être actualisées, le ministre a fait état d’un projet supervisé par le service Géologie, relevant du ministère  de tutelle pour l’élaboration de 75 cartes par voie aérienne.

Il a pour objectif, l’actualisation des données géologiques, en coordination avec l’armée nationale populaire (ANP) et la réalisation des travaux topographiques.

Ainsi les cartes mentionneront avec précision la concentration d’un stock de produits dans n’importe quelle région, ce qui permet aux investisseurs d’avoir une idée et créer la valeur ajoutée.

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