Le pétrole new-yorkais lesté à l’ouverture par l’offre américaine

New York: Le prix du pétrole new-yorkais reculait à l’ouverture vendredi alors que l’Agence internationale de l’Energie (AIE) a à son tour attiré l’attention sur la hausse de la production d’or noir aux Etats-Unis.


Vers 14H10 GMT, le baril de light sweet crude (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie.) pour livraison en février, la référence américaine, perdait 77 cents et s’échangeait à 63,18 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Dans son rapport mensuel sur le pétrole publié vendredi, l’AIE prévoit que la production américaine de brut augmentera de 1,35 million de barils par jour (mbj) cette année, pour atteindre “un pic historique au-dessus de 10 mbj, dépassant l’Arabie saoudite et rivalisant avec la Russie“, si ces deux derniers continuent de limiter leur propre production.
Alors que le baril de pétrole vient tout juste de grimper à son plus haut niveau en trois ans, on s’inquiète de voir la progression de la production américaine faire dérailler cette remontée des prix“, a souligné Gene McGillian de Tradition Energy. “Quand le rapport de l’AIE est sorti, cela a servi d’excuse à une nouvelle tournée de prises de bénéfices.

Toutefois, a-t-il ajouté, “la hausse de la production n’est pas une surprise, on l’observe depuis plusieurs mois. C’est juste que le rapport de l’AIE en remet une couche.

L’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a ainsi dans son propre rapport mensuel diffusé jeudi mis en exergue cet aspect et l’agence américaine d’informations sur l’énergie a aussi anticipé la semaine dernière le passage du seuil symbolique des 10 millions de barils par jour dès le premier trimestre.

La question maintenant est plus de savoir si la demande va progresser suffisamment pour absorber l’offre supplémentaire“, a estimé M. McGillian.

Car quand on prend un peu de recul, on s’aperçoit que les stocks de brut, aussi bien au niveau mondial qu’aux Etats-Unis, n’ont pas baissé tant que cela et qu’on n’est pas encore au niveau d’un équilibre entre l’offre et la demande” malgré les efforts de l’OPEP, a-t-il souligné.

Le cartel et dix partenaires, dont la Russie, sont en effet engagés depuis fin 2016 dans un accord de limitation de la production qui vise à écluser les réserves mondiales, rééquilibrer le marché, et donc faire remonter les prix.
Mais alors que les prix ont nettement remonté en 2017, les producteurs américains ont moins de mal à financer leurs coûteuses exploitations de pétrole de schiste.

 

prixdubaril

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