Le pétrole recule encore dans un marché frileux

Londres: Les prix du pétrole reculaient encore mardi en cours d’échanges européens, pénalisés par la prudence des marchés avant les premières données sur les stocks américains.


Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 67,26 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 36 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l’énergie.) pour le contrat de mars cédait 27 cents à 63,88 dollars.
La vente a continué sur les marchés actions, et cela a entraîné le pétrole dans son sillage“, a commenté Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Les investisseurs semblent délaisser les actifs les plus risqués, comme le pétrole. Par ailleurs, la vigueur du dollar, monnaie de référence des prix du brut, pèse sur le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises.

La question est désormais de savoir si la baisse va s’atténuer ou s’accentuer“, a commenté Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets.

En quête d’indices sur l’équilibre du marché mondial, les marchés se tourneront mardi vers les premières données hebdomadaires sur les stocks américains, qui seront publiées après la clôture européenne par la fédération professionnelle de l’American petroleum institute (API).

Ces chiffres précèdent les données plus précises de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), qui seront publiées mercredi.

L’agence communiquera également son rapport sur les perspectives à court terme du marché de l’énergie mardi.

Si les dernières prévisions de l’EIA étaient correctes, la production américaine devrait avoir ralenti en décembre et en janvier“, ont rappelé les analystes de Goldman Sachs.

Dopée par la hausse des prix ces derniers mois, la production américaine de pétrole de schiste fait grimper l’offre mondiale. Au contraire, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et dix autres producteurs, dont la Russie, limitent leurs extractions depuis début 2017 pour faire remonter les prix.

 

 

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