Actualités 

Tebboune, dans un entretien avec la presse : « La corruption est un cancer dont l’éradication prendra du temps »

Jeudi dernier le président de la république a reçu des journalistes de certains titres de la presse nationale pour livrer ses impressions sur divers domaines touchant la vie nationale. C’est à présent devenu une habitude qui convient parfaitement aux médias nationaux car ils accèdent ainsi à la source de l’information. Les à-priori et les spéculations d’antan ne feront plus recette.

 C’est un large tour d’horizon de la politique gouvernementale que le chef de l’Etat a abordé au cours de cet entretien qui a duré presque deux heures et qui s’est déroulé au siège de la présidence de la république. Le volet économique a été au cœur de cet entretien. Le président a parlé d’un problème majeur qui concerne les importations. Il a souligné que la plupart des factures des produits importés étaient surfacturés et coutent annuellement à l’Etat entre 20 et 25 milliards de dollars. Dorénavant ce ne sera plus le cas a affirmé le chef de l’Etat car nous sommes en train de prendre des mesures concrètes de contrôle. Celui-ci se fera, a dit le président, en amont et en aval du processus d’importation. En amont en s’informant sur le prix et la qualité du produit auprès du fournisseur établi à l’étranger et en aval lorsque le produit sera soumis à vérification pour constater que c’est ce produit là qui a été importé. Ainsi et selon cette méthode qui a fait ses preuves partout dans le monde nous économiseront ces 20 ou 25 milliards de dollars qui ont profité durant des années à ces importateurs.  Tebboune  a relaté à ses interlocuteurs  qu’il en avait été en 2017  l’initiateur quand il était à la tête du ministère du commerce mais que cela n’avait pas plus aux barons de l’informel, qui faisaient la pluie et le beau temps et jouissaient de complicités au sein même du sommet du pouvoir. Poursuivant  il a ajouté que  ces derniers ne sont d’ailleurs pas à l’abri de poursuites judiciaires car la justice a initié des enquêtes en ce sens qui concernent tous les importateurs. Par ailleurs et toujours en ce qui concerne le volet importation le président a souligné que désormais tout produit fabriqué localement en Algérie ne sera plus toléré sur le sol national. « L’importation  tue la production nationale » a ajouté le président. Abordant un autre volet tout aussi corrosif que celui de la surfacturation, celui de la corruption, le président a qualifié de celle-ci d’un cancer qui ronge le corps de a société algérienne. La lutte contre ce fléau est la priorité de l’Etat a asséné le chef de l’Etat. Elle sera implacable même ajouta t-il si ce phénomène ne sera pas dans sa totalité éradiqué car il est entré dans les mœurs. Si, a déclaré le président, le gouvernement va faire tout son possible pour mettre un terme aux mécanismes qui ont favorisé une corruption à grande échelle qui a ciblé l’économie nationale et tous les secteurs y dépendant, il ne pourra pas agir contre la petite corruption qui affecte le citoyen dans ses droits. Cette forme là subsistera encore longtemps jusqu’à ce qu’une future génération de citoyens éduqués et formés dans le civisme et le respect des lois républicaines se substitue à celle qui a été gangrénée par le système ancien. Parlant ensuite des grèves qui affectent la compagnie Air Algérie et l’école primaire, le président, sans remettre en cause le droit de grève qui est reconnu par la constitution exige désormais que l’on respecte la procédure et particiculièrement l’obligation de  soumettre un préavis de grève mais aussi appliquer la règle du service minimum obligatoire. Quant aux enseignants du primaire, ceux –ci a dit le président , font une grève qui n’a aucun sens dans la mesure ou aucune négociation avec le partenaire social n’a eu lieu préalablement et que ceux qui enseignent dans le premier palier de l’enseignement au lieu de demander des augmentations de salaire feraient bien de se préoccuper de l’état dans lequel se trouvent leurs établissements et exiger des équipements modernes aptes à dispenser un enseignement de qualité ,ce qui n’est pas le cas actuellement . L’augmentation des salaires viendra après et après négociation avec le partenaire social a dit le président.

Articles relatifs

RSS
Facebook
Twitter
LinkedIn