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La visite de Tebboune en Arabie Saoudite remettra les pendules à l’heure

Ces dernières années entre le royaume wahhabite et l’Algérie des différents sont apparus notamment en ce qui concerne le Sahara occidental, sous occupation marocaine, la Syrie, le Qatar, l’Iran et dernièrement la Libye. Mais il n’y a pas que cela il y a aussi l’état des relations bilatérales, essentiellement économiques qui en a pris un coup. Les supposés projets que devait initier le royaume n’ont jamais vu le jour.

Durant les trois jours que durera la visite du président algérien tout ce qui coinçait entre les deux pays sera étalé entre les deux chefs d’Etat. Sachant bien que le roi n’est plus en mesure de gouverner puisqu’il a légué à son fils le prince MBS  ce sera avec ce dernier que le président Tebboune s’entretiendra. Les deux hommes ne se connaissent pas et surtout ils ne sont pas dans le même état d’esprit. Le prince est résolument pro américain ou plutôt pro Trump. Ce qui rend la concertation entre l’Algérien et le Saoudien assez complexe surtout en ce qui concerne la situation qui prévaut au Moyen-Orient et au Maghreb. Les deux chefs d’Etat ont des opinions diamétralement opposées. Ainsi l’Algérie qui entretient d’excellentes relations avec le Qatar, la principauté rebelle  de tous les émirats arabes qui sont tous sous la houlette du royaume wahhabite est pointée du bout des doigts par les Saoudiens qui veulent isoler cette principauté terrible qui leur donne du fil à retordre. L’autre pays qui lui aussi jouit d’une solide amitié avec l’Algérie et qui est devenu l’ennemi numéro un du royaume est l’Iran. La neutralité algérienne concernant la brouille qui oppose les deux pays ne plait pas du tout aux Saoudiens. Ceux-ci veulent que l’Algérie épouse la même ligne de conduite qu’eux, ce qu’a toujours refusé notre pays et ce n’est pas avec Tebboune que l’Algérie changera d’avis car la position algérienne n’a pas changé d’un iota. Idem pour la Libye dont le soutien affiché pour le maréchal Hattar est ostentatoire alors qu’Alger ne reconnait que Serraj au même titre que la plupart des pays occidentaux. Il y a aussi le problème du Sahara occidental dont la monarchie saoudienne soutient sans réserve la monarchie marocaine et  a toujours fait savoir que le Sahara occidental fait partie intégrante du Maroc. Il parait d’ores et déjà inconcevable que l’Algérie et l’Arabie saoudite puissent trouver un terrain d’entente pour tous ces dossiers.  Le protocole exigera néanmoins que l’on sauve la face et que dans le communiqué final qui sera rendu public à l’issue de cette visite de trois jours on ne citera pas les divergences mais seulement les convergences mais celles-ci seront tellement minces qu’elles ne feront que prolonger le statu quo.

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