Actualités Éditorial National 

QUAND LE DEBAT VIRE A L’INDECENCE.

LA CULTURE DE LA HAINE EN MODE D’EXPRESSION.

A la faveur de la célébration du deuxième anniversaire du Hirak, beaucoup de citoyens sont sortis pour exprimer leur adhésion au mouvement populaire, celui-là même qui les a libérés de cette chape de plomb dictée par un clan aux visées sataniques, diaboliques et infernales. L‘idée est géniale à bien des égards ne serait-ce que pour dire que le peuple est toujours conscient des enjeux de sa patrie sauf que quelques illuminés ont préféré verser dans l’invective, l’insulte et l’inhibition. Sinon comment expliquer toute cette haine, savamment orchestrée qui consiste à cibler lâchement l’élite de notre armée, les généraux en l’occurrence pour leur signifier que leur place est à la poubelle. Un slogan qui en dit long sur les ennemis de l’Algérie, s’attaquant aux forces de l’ordre, le but n’étant pas plus que de fragiliser le pays pour le mettre à la merci de leurs commanditaires, si nombreux en ces temps de convoitises ignominieuses.

L’autre fait saillant et qui a fait de nombreux émules aussi bien sur la toile que sur certains titres de la presse en s’attaquant au président du conseil de la nation lui reprochant d’avoir les faveurs du Seigneur de lui avoir prêter vie jusqu’à cet âge que beaucoup n’atteindront pas. Pourtant, ce n’est nullement sa lucidité qui est mise en cause, ni même son parcours révolutionnaire et partant de sa contribution, oh combien énergique dans l’édification du pays à l’instar de ses semblables, pour la plupart décédés. Non, on lui reproche d’être un responsable dans une institution qui est là pour donner des avis avec la sagesse voulue et surtout avec beaucoup de recul comme cela se fait dans tous les sénats du monde. Ce n’est qu’un avis facultatif que cette institution peut émettre, au même titre que celle du conseil constitutionnelles, aidés en cela par des experts en la matière et même si le président de la République venait à disparaître ou considéré dans l’incapacité de remplir ses missions, le président de cette institution ne pourra que siéger durant quarante jours pour assurer la continuité de l’Etat et surtout assurer le bon déroulement des élections présidentielles, prévues par la constitution. D’ailleurs cette situation a été vécue après le décès de feu Houari Boumediene avec le regretté Rabah Bitat et l’Etat n’a pas sombré dans l’inconnu, malgré quelques insuffisances, mais on était en 1979, car depuis, il y eu des avancées dans le traitement de la chose publique.

Pourtant, le débat constructif est ailleurs, notamment avec cette crise sanitaire et partant,  économique où l’essentiel est dans les affaires du pays qui doit opérer à des changements notables, en particulier en ce qui concerne la rente pétrolière. C’est là et c’est l’avis de tous les observateurs que réside le vrai problème du pays.

En effet, l’esprit tribal mêlé à l’esprit rentier est la source de tous nos maux et sans l’implication de la société civile et des partis politiques, toute solution préconisée n’est qu’un leurre aux conséquences encore plus dramatiques. Au lieu que ces partis dits d’oppositions maintiennent des idées révolues et qui n’ont plus cours dans le contexte actuel, s’affairent à ériger une véritable forces de propositions sur la base de ce qui se trame contre nous et de ce qui se fait de mieux, les voilà, à court d’arguments faire une fixation sur une hypothétique constituante et une période de transition. Débilité, mutisme ou encore stagnation, en tous cas cette manière de faire a montré toutes ses limites pour dire que ces gens-là n’ont rien prouvé si ce n’est un verbiage de mauvais aloi.

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