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économie/agriculture/ El-Meneaa/ Un grenier agricole en devenir.

Considérée comme l’ossature principale de l’économie locale, l’agriculture dans la nouvelle wilaya de Minea a réalisé des avancées importantes.

Ceci s’est réalisé à la faveur de la dynamique insufflée par les différents programmes mis en œuvre par les pouvoirs publics, pour promouvoir le secteur de l’agriculture.

Ainsi les potentialités agricoles dans cette région, offrent des perspectives prometteuses pour le développement intensif des cultures stratégiques, notamment la céréaliculture, la maïsiculture et l’oléiculture.

La stratégie agricole adoptée, devrait permettre à cette wilaya de devenir un ‘’grenier pour le  pays’’ qui entrainera certainement le développement des activités agroindustrielles, génératrices d’emplois et de richesses pour la population locale.

Région à climat aride et à faible pluviométrie, cette wilaya qui compte 72 500 âmes environ,  demeure largement tributaire de son agriculture qui constitue du coup , un levier clé pour son développement économique.

Connue pour être une agriculture de subsistance  avec de petites exploitations et de grands espaces semi désertiques qui  étaient considérés notamment comme des zones de parcours, pour  devenir ces dernières années de grands périmètres agricoles verdoyants, produisant diverses variétés de légumes et fruits de grande qualité gustative.

Pour rendre cette région viable et lui donner les moyens pour développer son agriculture et  afin qu’elle soit à la hauteur des attentes placée en elle , les pouvoirs publics ont arrêté une politique de mobilisation des ressources hydriques souterraines.

Ce qui  a engendré, l’extension rapide de l’irrigation sous- pivot , a permis également de faire progresser les surfaces de mise en valeur et la création d’exploitations agricoles qui affichent souvent des performances satisfaisantes.

« Ainsi la superficie agricole utile (SAU) en irrigué est passé de 12 230 ha en 2000 pour atteindre  une superficie arable évaluée à 72 491 ha en 2021.

 Cette superficie est répartie à travers 17 000 exploitations et une population vivant de l’agriculture estimée à 3 000 âmes » a-t-on estimé à la direction locale des services agricoles (DSA).

Malgré sa position et en dépit d’un climat sec et une pluviométrie rare, la région de  Meneaa a connu un engouement particulier d’investisseurs dans le secteur agricole.

La même source, a indiqué que ces investisseurs ont été encouragés par les facilitations accordées pour l’acquisition des terres agricoles et la mobilisation des ressources hydriques souterraines lancées par les pouvoirs publics.

 « Cette politique s’est soldée par la réalisation de 1 041 forages avec un débit de 53 310 litres/seconde, de 6 270puits débitants 10 465 l/s, de près de 3000 bassins de stockage, d’une capacité globale  de plus de 215 100 m3 et d’un réseau d’électrification de 500kms linéaires en plus de l’ouverture de 500 kms  de pistes agricoles » a-t-on ajouté.

Ainsi, plusieurs projets agricoles sont programmés dans cette région du pays, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour ce secteur stratégique à plus d’un titre.

Ceci permettra, entre autre, l’accroissement du foncier agricole, l’amélioration et la valorisation de la production agricole par la création de nouveaux périmètres d’irrigation.

Par cette manière d’agir, les services agricoles de cette nouvelle wilaya, ambitionnent de porter la SAU à plus de 121 500ha à l’horizon 2024.

 Ces derniers seront orientés vers le développement de la phoeniciculture  et les cultures stratégiques  telles les céréales, les fourrages , les huiles alimentaires (arachides , soja, colza et oléiculture), en plus de la betterave sucrière et la tomate industrielle.

Afin d’accompagner le développement de la filière lait  et son corollaire l’élevage bovin laitier et  à l’instar  de la wilaya voisine de Ghardaïa qui produit 30 millions de litres de lait/an, il est retenu l’intensification de la production fourragère (luzerne, sorgho, mais) qui constitue l’aliment essentiel pour ce genre d’élevage, ainsi que la production des viandes rouge et blanche.

« Grâce aux permanentes campagnes de sensibilisation,  relatives à l’importance du développement de la filière ‘’céréaliculture’’, l’encouragement des investisseurs agricoles et la mise en valeur de nouveaux périmètres agricoles avec notamment le renforcement de la mécanisation, l’utilisation de semences sélectionnées et l’augmentation du rendement menées par les responsables locaux , la culture des céréales sous pivot a enregistré une grande avancée »a souligné un ingénieur en chef à la DSA.

Parlant d’une même voix, les ingénieurs agronomes de la DSA de cette nouvelle wilaya, ont souligné que toutes les cultures stratégiques peuvent être développées dans cette région  ou il suffit de gérer intelligemment les ressources hydriques souterraines non renouvelables.

Selon Mr Djebrit, les services agricoles s’attendent à une production céréalière record pour cet exercice (2020/2021).

‘’Le suivi de l’itinéraire technique des cultures céréalières entrepris par les services phytosanitaire  dans le cadre de opérations de vulgarisation, confortent ces prévisions,  sans omettre la généralisation du processus d’ensemencement mécanique et la planification  de toutes les opérations liées à la culture avec un rendement moyen attendu de  50qx /ha pour le blé dur , 70qx /ha pour le blé tendre et 40qx /ha pour l’orge’’ a-t-il soutenu.

Quant au maïs, considéré comme principal intrant dans la fabrication d’aliments de bétails et volailles et dont les besoins du pays dépendent exclusivement du marché international, Mr Djebrit a souligné que la maïsiculture sous pivot  est cultivée en assolement après la moisson des céréales et a donné des résultats probants, très encourageants.

Grace à la nouvelle politique agricole, destinée à réduire les importations et élargir la gamme de production de céréales, la culture de maïs a été étendue, tout en sachant que la première expérience pilote de culture de maïs dans cette région a été effectuée en 2011.

La politique agricole prônée par les pouvoirs publics, a permis à de nombreux agriculteurs d’investir dans la wilaya de Ménéaa.

Ces investissements sont orientés vers la réalisation  de projets agricoles intégrés alliant les cultures fourragères, l’élevage bovin et caprin en lactation et les unités de production de lait.

Aussi, de nombreux et  potentiels investisseurs, ont formulé la demande d’acquisition du foncier par le biais d’une application informatisée pour faciliter le travail et permettre la satisfaction  des demandeurs,  en vue d’accroitre la superficie agricole destinée aux cultures stratégiques et créer de l’emploi.

De leur côté des chercheurs de l’université de Ghardaïa, soutiennent que  Ménéaa dispose d’énormes potentialités, de nature à favoriser le développement de l’horticulture  maraichère, des plantes médicinales et aromatiques pouvant aider à transformer la région en véritable pôle agricole national.    

‘’Plantées en étages dans les Oasis de Ménéaa, la culture de ces plantes condimentaires demeurent timide, tout en étant destinées à la consommation locale.

Parmi les principales plantes aromatiques condimentaires et médicinales cultivées et ayant donné des résultats probants  figurent le géranium, la lavande, la rose, le moringa, la sauge, le thym, la verveine, la menthe, le safran, le romarin, l’aloé  Véra, le persil, le basilic, la camomille, le figuier de barbarie ainsi que l’arganier à titre expérimental’’ ont indiqué ces chercheurs.

Ainsi, les efforts et les investissements  des pouvoirs publics dans le secteur de l’agriculture, visent à créer les conditions propices pour relever les défis par la concrétisation de l’autosuffisance alimentaire et la réalisation de la sécurité alimentaire.

L’attention accordée à l’investissement dans le secteur agricole, vise également à optimiser la production en adoptant les méthodes de cultures durables qui n’épuisent pas les sols et la nature, à accroitre le rendement et le revenu ainsi qu’à assurer des emplois.

Il est à rappeler que pour favoriser, cette politique d’investissement agricole dans le Sud du pays, les pouvoirs publics ont créé en  Septembre 2020 ’’l’office  de développement de l’agriculture industrielle en terres Sahariennes’’ (ODAS) (J.O n° 57).

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