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L’industrie pharmaceutique en Algérie.

Le secteur compte conquérir le marché mondial du médicament.

Dans l’optique de réduirez la facture de l’importation d’un côté et augmenter les exportations hors hydrocarbures qui devraient être portée à cinq milliards de dollars. Le secteur de l’industrie pharmaceutique en Algérie ne semble guère ménager aucun effort pour atteindre ces objectifs escomptés par l’actuel gouvernement, soutenu par une volonté politique à même d’aider au décollage de l’économie nationale affichée à maintes reprises par le Pr2sident de la République Abdelmadjid Tebboune. Il est à souligner, en outre, que les importations de l’Algérie en produits pharmaceutiques ont atteint les deux milliards de dollars. S’avérant un lourd tribut à l’Etat , les pouvoirs publics n’ont pas tarder de mettre en place une nouvelle stratégie visant la réduction de cette facture et de renflouer , par la suite , le Trésor Public , en passant à l’exportation du médicament. La création d’un ministère délégué dédié à l’industrie pharmaceutique révèle de l’importance qu’accorde le gouvernement à ce secteur stratégique (sachant que l’alicament : aliment et médicament sont les plier du commerce extérieur international), un secteur que le gouvernement considère comme un levier de la croissance de l’économie nationale. Le ministre délégué de l’industrie pharmaceutique, le docteur Lotfi Benbahmed a affirmé, lors de la journée nationale tenue, samedi dernier , sous la thématique :”Industrie Pharmaceutique : Stratégie et Défis.” , que le gouvernement a accordé la priorité à la production pharmaceutique à même de limiter la facture d’importation . Et d’assurer dans la même veine, la disponibilité de 70% de la demande en médicaments dès 2022, et ce, conformément au programme tracé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et par conséquent, de réduire la facture des importations en la matière. Actuellement, la production nationale couvre près de 64%. En clair, l’objectif assigné, dira-t-il, est de réduire la facture d’importation de 800 millions de dollars courant 2021.  Selon nos prévisions, ajoute-t-il, les programmes d’importations élaborés en début d’année, devraient coûter à l’Algérie près de 1,2 milliards de dollars.

Pour le ministre du secteur, cette stratégie de l’émergence de l’Industrie pharmaceutique aura des répercussions positives, non seulement dans la couverture des besoins nationaux, mais également, de conquérir des marchés à l’international, en particulier en Afrique. Dr Benbahmed s’est dit  très confiant dans la réalisation de cette possibilité de voir l’Algérie arriver à court terme, à produire ses propres produits en matière de santé, mais également, faire de ce secteur stratégique le moyen d’engranger des revenus considérables.

 Pour atteindre cet objectif ambitieux, Dr  Benbahmed a rappelé que son département a œuvré depuis sa création à la lever des obstacles et entraves bloquant l’investissement pharmaceutique dans notre pays.

 ” Plusieurs unités de productions ont été mises en place, dont les lignes de production seront opérationnelles, incessamment. Ceci permettra, de baisser les prix des médicaments, et ce, en consacrant le principe de la concurrence et en encourageant les firmes internationales à investir dans notre pays, notamment, dans les médicaments innovants traitant les pathologies d’oncologie et des diabètes. Le traitement du cancer, à lui seul, coûte à l’Algérie près d’un milliards d’euros, entre hospitalisation et médicaments.”, a-t-il indiqué. 

Mesures prises pour booster l’investissement dans la secteur:

Aux fins de permettre aux investisseurs de s’investire dans ce créneau important , celui de l’industrie pharmaceutiques , des nouvelles mesures ont été prises par le ministère délégué du secteur , en procédant à la révision du cadre réglementaire et législatif afin de baliser le terrain pour les laboratoires pharmaceutiques désirant s’implanter en Algérie. « Nous voulons passer d’un secteur budgétivore à un secteur créateur de richesses et de valeur ajoutée. Les différentes révisions auxquelles nous avons procédé (en tous 17 textes entre décrets et décisions), visent la création d’un environnement idoine pour le développement de l’industrie pharmaceutique nationale», a souligné Dr. Benbahmed.

 le directeur des activités pharmaceutiques et de régulation au ministère , Bachir Allaouache, a avancé que son département a mis à la disposition des firmes et laboratoires étrangers « toutes les facilitations pour la concrétisation, ici en Algérie, des productions de qualité et à valeur ajoutée pour l’économie nationale». Parmi ces facilitations, le responsable citera, notamment, l’enregistrement de médicaments génériques, de médicaments innovants, la fixation des prix et l’homologation des produits. Avec l’installation du comité d’experts, au nombre de 234 cliniciens, le ministre de l’Industrie pharmaceutique,  Dr Lotfi Benbahmed, vient de lever un des derniers obstacles pour l’enregistrement des médicaments. Ce comité qui regroupe des experts de différentes spécialités aura pour tâche, de se prononcer, au préalable, sur les produits susceptibles d’être enregistrés avant la mise sur le marché.

Le partenariat avec d’autres pays, moyen promouvoir l’industrie pharmaceutique en Algérie:

Il a été expliqué que le partenariat avec d’autres pays plus avancé dans le domaine de l’industrie pharmaceutique est plus que nécessaire pour renforcer cette industrie. Pour lui , les sociétés spécialisées dans l’industrie pharmaceutique ont des départements de recherche et de développement. Il y a des médicaments qui perdent leur propriété intellectuelle avec le temps après 40 ans , , à l’image de la paracétamol et d’autre anciens médicaments parce qu’il y a de nouveaux médicaments issus de la recherche et du développement. Précisant que l’industrie pharmaceutique ne peut évoluer qu’à travers le soutien des départements de recherche et de développement  pour avoir de vraies capacités permettant d’aller plus loin dans ce créneau , à l’image du laboratoire Pfizer qui se trouve aux USA et qui a fabriqué ces dernières années la pilule du bonheur, notamment la prozac qui est un anti-anxiété qui a généré d’énormes gains à ce laboratoire. Ainsi, des budgets colossaux ont été réservés aux laboratoires de recherche afin de générer des richesses. Il a avancé que l’Algérie dispose d’une base respectable et des ressources humaines valeureuses, mais le problème qui se pose , c’est bien la mauvaise gestion , le manque d’une vision stratégique et d’une prospective. Il a donné l’exemple de l’appareil utilisé ces derniers temps pour les malades de la Covid-19 , l’extracteur d’oxygène qu’un étudiant et même pas un ingénieur peut fabriquer localement. ” Il est question de volonté politique dans ce sens, une tendance vers l’arrêt des saignements d’argent dans l’importation des médicaments qu’on peut fabriquer localement.” , a-t-il martelé. Il a été  indiqué que ces mesures auront généré les importateurs qui ignorent que lorsqu’on développe l’industrie pharmaceutique en Algérie , ils seront eux-mêmes des exportateurs. Le deuxième intervenant , le docteur Yahia Mekki Abdelmoumène  , virologue à l’hôpital de Lyon en France a expliqué qu’en France et en Europe, le système de santé a reçu un fort gifle durant la première vague où on a vécu un manque dans les masques , les lits dans les hôpitaux , mais on a puisé des leçons de la 1ère vague pour affronter facilement avec moins de dégâts la deuxième vague.

Par : Abdelouahab Ferkhi

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