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Exportation des dattes:Oued-Souf, le bon modèle algérien.

La wilaya d’Oued Souf  dispose des potentialités agricoles inestimables luire permettant de devenir un modèle de l’agriculture en Algérie. Selon les déclarations du directeur local des services agricoles, Aissa Derbali, affirmant que les dattes produites à Oued-Souf  sont de bonne qualité et exportées vers plusieurs pays, notamment la Russie, la Malaisie, et les pays du sud de l’Asie  qui sont les premiers clients en ce produit. Et d’ajouter que Oued Souf est un pôle agricole par excellence avec les potentialités humaines, l’accompagnement de l’Etat via la concrétisation des différents programmes de développement agricole ainsi que l’accompagnement de l’agriculteur et de l’éleveur à travers le soutien agricole.

Diversité de la production:

Le même responsable a précisé que la production locale en matière de dattes a frôlé les 2.8 millions de quintaux et plus de 70% des exportations en ce produit sont issus de cette wilaya. Dans la wilaya de Oued Souf, plusieurs unités d’exportation ont bénéficié du crédit Rfig.Ce qui a permis à ces unités d’exporter pas moins de 164 000 quintaux de dattes vers les pays du Golf, l’Europe, l’Asie et la Russie. Pour ce qui est des légumes, la filière pomme de terre a enregistré une production de 40000 quintaux. Cette wilaya possède des capacités productives énormes et est appelée à devenir le grenier de l’Algérie en plusieurs produits agricoles. Le DSA de Oued Souf a affirmé que la pandémie de Covid-19 n’a eu aucun impact sur la production qui s’est trouvée à la hausse, surtout la filière pomme de terre. Ce qui est de même pour les autres produits agricoles avec une production frôlant les 21 millions de quintaux, y compris toutes les productions végétales , dont 12 millions de quintaux de pomme de terre. Et d’ajouter que toutes les régions du pays s’approvisionnent de Oued Souf en pomme de terre avec 500 camions contenant de 5 à 6 tonnes de pomme de terre vers les autres wilayas du pays.  Ce bond qualitatif qu’enregistre cette wilaya du sud algérien est devenu palpable, en dépit des obstacles et déficits qui tourmentent les agriculteurs, notamment le manque de l’électrification agricole car il existe des agriculteurs qui utilisent jusqu’à présent des groupes électrogènes, les moyens modernes d’irrigation et d’économiseur d’eau , les facilitations en guise d’encouragement de l’export, le manque de l’industrie agro-alimentaire de transformation des produits agricoles susceptibles d’absorber l’excédent de la production de pomme de terre ou de tomate afin de prémunir les prix de tout éventuel effondrement. Les dix wilayas récemment décrétées par le président de la République disposent également des potentialités à même d’inonder le marché national en produits agricoles de large consommation et même de booster les exportations hors hydrocarbures   via l’exportation de divers produits agricoles. Homme de tous les défis, le Soufi veut prouver que l’agriculture saharienne n’est plus un mythe ou une illusion dans son microcosme “ouedien”. Elle ne se résume plus à la culture des dattes confinées à l’intérieur des “ghout” (oasis). Il est reconnu de tous que les autochtones ne s’alimentaient jadis que du fruit issu des palmiers qu’ils plantaient et chérissaient tant. Ils fondaient beaucoup d’espoir sur les nappes phréatiques qui servaient de nid pour cultiver les dattiers au sein des “baali” (autre appellation du “ghout”). La récolte de dattes était transportée vers les cités limitrophes telles que Tébessa, Khenchela et utilisée dans le troc pour l’obtention de céréales. Le blé était la matière première avec laquelle l’on fabriquait la galette et autres pains locaux d’antan. Des jardinets poussaient dès lors au cœur des oasis qui abritaient les aborigènes.

Par: Abdelouahab Ferkhi.

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